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Etienne Smulevici: «Beaucoup d'émotions quand j'entends L'Aziza» 28/05/2015

Ils sont une poignée sur le bivouac à garder en mémoire le communiqué du 14 janvier 1986. Ce jour là, l'hélicoptère de la direction de course se crashe sur une dune de Gourma Rharous, au Mali. A son bord, cinq personnes, dont le directeur de course, Thierry Sabine et le chanteur Daniel BalavoineEtienne Smulevici est l'un des rares témoins du drame, encore présent sur le Dakar (il a abandonné après la 6e étape, mais s'occupe de l'assistance d'autres voitures). Le pilote aux 28 participations, record en cours, témoigne.

Vingt-cinq ans après, quel souvenir gardez vous de ce 14 janvier 1986? 
C'était un drame. Il y a des choses qu'on refuse de croire quand on vous les annonce. Et puis, il faut se rendre à l'évidence. On est rempli immédiatement d'un énorme sentiment de tristesse. A l'époque, j'étais en Haute-Volta, pas encore appelé Burkina Faso. C'est un Africain qui me l'a appris. C'était terrible, je n'arrivais pas à réaliser. C'est comme quand on est enfant, on pense qu'on est immortel. On prend conscience de la mort à l'adolescence. Et puis un moment, on réalise. Il fallait que le Dakar continue. C'est comme dans une famille quand un être cher disparaît, la vie continue.
 
Quel image gardez-vous de Thierry Sabine? 
Il faisait partie de ces hommes pour qui on ne pouvait pas être insensible. On l'adorait ou on le détestait. C'était binaire. Moi, je l'adorais. Aujourd'hui, je suis devenu ce que je suis grâce à Thierry Sabine. J'avais un certain nombre de choses enfouies en moi qui ont été révélées grâce au Dakar. Grâce à Thierry.

Avez-vous l'impression que ce drame est encore présent dans l'esprit des gens du bivouac aujourd'hui? 
Les jeunes ne l'ont pas vécu. 25 ans, c'est presque une génération. Donc ce n'est pas leur histoire. C'est la mienne, celle des anciens. On en a parlé. Ici, sur le bivouac, on sera quelques uns à y penser. C'est certain. C'est une façon de mettre une petite pierre blanche sur la tombe ou d'allumer une petite bougie.
 
Et ressentez-vous une volonté, chez les organisateurs, de commémorer cet événement? 
Je ne pense pas que ce soit nécessaire. C'est dans la pensée de ceux qui l'ont connu. Il faut avancer. Ici, 95% des concurrents ne l'ont pas connu. Il faut garder ça pour soi comme je le fais. Sans nostalgie, j'ai la mémoire des hommes dans ma tête, à vie. Ça me concerne moi. Je ne serai pas choqué si rien n'est fait. Moi j'y penserai. Quand un être cher disparaît, ce n'est plus pareil, mais la vie continue.
 
Daniel Balavoine, vous le connaissiez? 
Daniel, je l'ai connu. Sur le Dakar, quelque soit la personnalité vedette ou anonyme, les masques tombent. Avec Daniel, on jouait dans le même club de tennis. Il a fait les Dakar 84 et 85. Il a été ému par le Sahel, l'Afrique. Il avait créé «Paris Dakar, Pari du c½ur» avec sa s½ur, Il avait jeté son dévolu sur une zone du Mali où il construisait des pompes à eaux. En 86, il était là pour la première semaine du Dakar. Il avait horreur de l'avion. La veille de son retour en France, il était venu dans la partie malienne vérifier la bonne organisation de son projet. Thierry, qui avait toujours une ou deux places dans son hélicoptère lui a dit, «écoute Daniel, ne repars pas, décale d'un jour, il y a une place pour toi. Tu vas vivre la course avec moi.» Comme quoi la fatalité... Thierry Sabine avait donné le coup d'envoi d'un match de foot et pris un peu de retard. Il est monté dans l'hélico et là, ils s'aperçoivent qu'ils n'ont pas le temps pour rentrer au bivouac de jour. Ils se sont posés à l'arrivée de la spéciale et voulaient attendre le petit matin pour décoller. Mais Thierry n'était pas homme à rester inactif. Il arrête un concurrent et lui dit, «tu vas rouler et tu seras notre poisson pilote en direction du bivouac avec tes phares.» L'hélicoptère survole la lueur des phares, mais il y avait du relief, des dunes qu'il n'était pas possible de voir. L'hélicoptère les a percutées...
 
Quel genre de personne était Daniel Balavoine dans le bivouac? 
Il avait beaucoup d'humilité. Comme toutes les vedettes. Moi, j'ai eu Raymond Kopa, Gérard Lenormand, Michel Hidalgo, comme copilote. Des hommes intelligents qui n'étaient plus dans leur position de vedette du show-biz. C'est une discipline tellement exigeante qu'on ne peut pas arriver ici en roulant des mécaniques. Les vedettes étaient bien acceptées parce qu'elles avaient un bon comportement. Quand Johnny est venu sur le Dakar, je lui ai dit chapeau bas.
 
De temps en temps, vous écoutez du Balavoine? 
Je ne provoque pas, mais à chaque fois que j'entends L'Aziza, je ressens énormément d'émotions. Ça n'a pas vieilli. A chaque fois que j'entends une chanson de lui, c'est le cas. Alors que quand il était vivant, c'était un chanteur parmi d'autres.

Tags : Etienne Smulevici - Émotions - L'Aziza - crashes - Hélicoptère - Dune - Gourma-Rharous - Mali - Thierry Sabine - Daniel Balavoine - 14 Janvier 1986 - VEDETTE - Paris Dakar - Pari du c½ur - survole - lueur - Phares - bivouac - vieilli - Raymond Kopa - Gérard Lenormand - Michel Hidalgo - Johnny Hallyday

Ça fait longtemps que t'es partie, Maintenant 05/02/2015


( Merci à Patrick COMMECY - SARL A.FRESCO  &  Anne Sophie de Paradis Blanc pour leur aimable Autorisation) 
 
Extrait des paroles de « Mon fils ma bataille ». Chanson écrite, composée et interprétée par Daniel Balavoine pour l'album Un autre monde en 1980. Il y a 29 ans Disparaissait Balavoine. Il aurait eu ce 5 Février 2015, 63 ans (5 février 1952, Alençon – 14 janvier 1986, Gourma-Rharous, Mali)
 
Pour l'anniversaire de sa disparition & de naissance. Plusieurs internautes ont choisie de lui rendre hommage sur le site Paradis Blanc. En voici quelque témoignage récent est ancien:
 
Hommage de Castaneda Marie Jose : « aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma fille le même jour que toi...elle à 33ans le même Age que tu et partie une pensée pour toi et pour mon mari qui rejoint le 3 janvier 2013 milles baissés » Posté le 14 janv. 2015 
 
Hommage de Marie-claire Doisy : « bonjour Daniel, nous sommes de la même classe 52, aujourd'hui mon fils t'a rejoint, j'espère que tu lui chante pour moi (mon fils ma bataille), lui il avait 35 ans et il a laissé trois enfants, j'aurai tant aime de voir sur scène mais je n'en ai pas eu l'occasion, j'espère que dans votre paradis blanc vous avez trouvé toi et mon fils vous avez trouvé la paix. » Posté le 5 oct. 2014
 
Hommage de Christelle Le Goffic « J'adore ta chanson tous les cris les S.O.S c ma préférer tu es mon chanteur préférer » Posté le 5 fév. 2014
 
Photo ci-dessus représentent un Fresque de Daniel Balavoine. Plus de 300 portraits on était réalisé sur le 
Site A FRESCO : http://www.a-fresco.com/
Site Paradis Blanc : http://www.paradisblanc.com/
accès direct au portrait de Balavoinehttp://www.paradisblanc.com/daniel-balavoine

Tags : Mon fils ma bataille - Daniel Balavoine - Un autre monde - Il y a 29 ans - Disparaissait - Il aurait eu - 5 Février 2015 - Alençon - 14 janvier 1986 - Gourma-Rharous - Mali - anniversaire - disparition - Paradis Blanc - 63 ans - A FRESCO - A.FRESCO

L'hélicoptère de Elise 02/05/2014

Du haut de ces 9 ans en Juillet 2011. Elise B. illustre spontanément un dessin représentent l'hélicoptère de Thierry Sabine et de Daniel Balavoine. Un pilote apparait dans le cockpit dont -il n'est pas précisé de qui s'agit-il.
Le seul bémol qu'on pourrait regretter sur ce joli dessin. C'est l'absence du rotor et de l'hélice de l'hélicoptère.
Dans la triste réalité des faits de Janvier 1986. Le rotor et l'hélice fut exposé sur les lieux du drame en guise de stèle de monument et souvenirs (Voir Photo).
 
Lien de la Stèle sur le lieu du drame ici :
http://balamed.skyrock.mobi/2982054481-Gourma-Rharous-Lieu-de-L-accident-25-Ans-Apres.html

Tags : Elise - Daniel - Balavoine - Thierry - Sabine - Hélicoptère - Dessin - Rotor - hélice - Stèle - Souvenirs. - Monument - Gourma-Rharous - Pilote - Cockpit

« Je ne vous permets pas de mettre en doute les missions que nous menons à terme » (Arawani) 09/04/2014

RAPPEL DES FAIT
Le 17 janvier 2012, les rebelles Touaregs du MNLA (indépendantiste) et d'Ansar Dine (salafiste) déclenchent la cinquième rébellion touarègue contre le Mali. Bientôt rejoints par les djihadistes d'AQMI et du MUJAO, ils prennent Aguel'hoc, Ménaka et Tessalit. À la suite de ces défaites, une partie de l'armée malienne tente un coup d'état en mars 2012 qui provoque des affrontements entre « bérets verts » et « bérets rouges » et désorganise les opérations au nord. Les rebelles en profitent et s'emparent de Kidal, Tombouctou et Gao. Le 6 avril 2012, le MNLA annonce la fin de son offensive et proclame l'indépendance de l'Azawad. Les combats ont alors fait des centaines de morts et des centaines de milliers de réfugiés. Ce conflit armé qui a lieu dans le nord du Mali aura durée 1 an de 2012 à 2013.
 
 « Je ne vous permets pas de mettre en doute les missions que nous menons à terme » (Arawani)

C'est ce que dira cette Mme Arawani ,Retraitée et bénévole dans une association.en réponse à un internaute, concernent les conflits et les Possibilité d'enlèvements au Niger.  2 ans avant la rébellion. 
Lisez par vous-même  :
 
"Je suis une femme française, qui habite 6 mois par an au Mali, ce que je fais, Monsieur le donneur de leçons Fâché justement de l'humanitaire entre autre, présidente d'une toute petite association, qui ½uvre auprès des villages dans la région de Tombouctou, et je ne vous permets pas de mettre en doute les missions que nous menons à terme. Construction d'un puits permettant à 7O familles de vivre et d'avoir un bout de jardin pour nourrir les familles et quelques animaux, réparation d'une pompe dite" Balavoine", micro crédit etc.
Ne vous donnez pas la peine de répondre, nous avons compris vos positions et maintenant bonne nuit et no comment..."
 
Le Mali est un pays avec une histoire exceptionnelle, la falaise de Bandiagara et le pays Dogon, Tombouctou et Djenné, Ségou, Bamako et ses collines, et surtout le fleuve Niger qui a servi de moyen d'approvisionnement et de communication, d'échanges commerciaux et culturels. Même si on ne peut pas trouver de réelle unicité entre le nord désertique d'un côté et le reste, c'est devenu un lieu de tourisme et d'aventures. Le rallye Paris Dakar va y contribuer fortement transformant le désert en gigantesque bac à sable, tout le monde des médias veut y participer, le déclin va commencer quand Daniel Balavoine et Thierry Sabine vont laisser leur vie a Gourma Rharous, proche de la devenue célèbre bourgade de Konna. Ensuite les exactions commises par des groupes armés vont amener le « Dakar » à se délocaliser, Puis le nord Mali sombré dans une forme d'oubli.
 
A SAVOIR : Rharous est une commune du Mali, chef-lieu du cercle de Gourma-Rharous dans la région de Tombouctou. C'est sur le territoire de Rharous que s'est produit le crash d'hélicoptère qui tua Thierry Sabine et Daniel Balavoine pendant la course du Rallye Dakar en 1986.

Tags : Touaregs - mnla - Indépendantiste - salafistes - Mali - bérets verts - bérets rouges - gao - Kidal - indépendance - Azawad - réfugiés - morts - rébellion - enlèvements - NIGER - Daniel BALAVOINE - Thierry Sabine - Fleuve - Dakar - Gourma-Rharous - Konna - Rallye - Tombouctou - Bandiagara - BAMAKO

"Un jour, on l'aimait parce qu'il nous emmenait dans des endroits fabuleux,le lendemain, on le détestait parce qu'il avait oublié de nous dire que ce serait aussi difficile" (Jean-Luc Roy) 06/03/2014


INFOS : La photo n'illustre pas l'endroit du crash . Le sujet n'en tirez pas lieu.

UN MARDI. Un jour de tempête de sable qui rend le désert si hostile. Une lueur éclaire soudain la nuit. 


A 8 km de Gourma-Rharous, au Mali, l'hélicoptère transportant
Thierry Sabine, Daniel Balavoine, François-Xavier Bagnoud, Jean-Paul Lefur, Nathaly Odent s'écrase.
La voix qui chaque matin au bivouac promettait des heures de souffrance et de passion aux concurrents
se tait à jamais. Thierry Sabine avait 36 ans.
 
« Je le revois encore descendant de son hélico, raconte Dominique Sauvêtre,
autre ami. Il s'adressait aux Africains d'une façon tellement solennelleen levant les bras,
qu'on l'avait surnommé Jésus. Il en riait. Le matin au bivouac, il haranguait les foules, debout
sur un camion. On aurait dit Napoléon. Alors forcément, il y avait des grognards qui grognaient.
Sabine était le symbole de la galère quotidienne. »

« Faire vibrer ceux qui partent, faire rêver
ceux qui restent. » Vingt huit ans après, ces paroles de Thierry Sabine sont encore gravées dans
beaucoup d'esprits sur l'actuel rallye-raid. « Le dépassement de soi, c'est ce qu'on vient chercher
ici, explique le motard Guillaume Floirac. Je suis trop jeune pour avoir connu Sabine
mais je me souviens que mon père rêvait de faire le Dakar. Je ne pense pas que je serais capable
de partir avec une boussole comme à l'époque mais, aujourd'hui encore, on souffre. Et on vient
pour ça. Ceesprit qu'avait lancé Thierry Sabine est encore présent. »

« Je suis tout de même un peu nostalgique de cette époque, avoue-t-il. Sabine m'a donné
cette envie d'aventure, de voyages. Il fallait survivre et on s'entraidait. Aujourd'hui, les
motards pensent davantage à leur classement. Il n'y avait pourtant pas que du bon avec Sabine.
On se paumait pas mal et on avait faim ! »

« Je me souviens d'une étape de 1 150 km dont 800
de spéciale, raconte Cyril Neveu. Seuls quatre concurrents avaient terminé dans les temps. Mais
cette course est si forte qu'elle a survécu à la mort de Thierry. Je ne pense pas qu'il aurait
continué longtemps. Il serait certainement parti vers d'autres pays, comme l'Amérique latine.

Tags : Gourma-Rharous - hélicoptère - Balavoine - Thierry Sabine - Guillaume Floirac - Dominique Sauvêtre - Dakar - Cyril Neveu - faim - Jésus - souffrance - bivouac