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Les cris de Balavoine portrait dimanche 3 Juin 2018 après-midi sur France 2 01/06/2018

Les cris de Balavoine portrait dimanche 3 Juin 2018 après-midi sur France 2

The shouts of Balavoine portrait on Sunday, June 3rd, 2018 a the afternoon on France 2

Un portrait de François-Julien Piednoir, Smaïn Belhadj et Clara Desse, diffusé dans le cadre du magazine 13H15 ce dimanche 3 juin 2018 sur France 2 : Les cris de Balavoine.

Le chanteur Daniel Balavoine a disparu le 14 janvier 1986, à 33 ans, dans un accident d'hélicoptère en marge du rallye Paris-Dakar. Il y était présent cette année-là en tant qu'ambassadeur de Paris du c½ur, action humanitaire destinée à installer des pompes à eau hydrauliques dans des villages africains. Son engagement se poursuit trente ans après, au travers de l'Association Daniel-Balavoine.

Le magazine 13h15 s'est rendu à Pau, la ville natale de Daniel Balavoine, en compagnie de sa s½ur, pour aller à la rencontre d'une jeune troupe qui prépare une comédie musicale lui rendant hommage. Cet artiste rebelle et au c½ur d'or avait interpellé François Mitterrand sur le plateau du journal télévisé d'Antenne 2 en mars 1980. En blouson de cuir devant le futur président de la République, l'enfant de Mai-68 en colère s'était fait le porte-parole d'une jeunesse tenue à l'écart de tout dans la société.

L'équipe de 13h15 trace le portrait de ce "Terrien en détresse" que le public n'a pas oublié.

Tags : Balavoine - France 2 - pompes à eau hydrauliques - Africains - Mitterrand - journal télévisé - colère - république - hydraulic water pumps - Africans - television news - anger - republic

"Quand on est ensemble", l'émission hommage à Goldman, Balavoine et Berger le 4 novembre 2016 sur France 3 16/10/2016

"Quand on est ensemble", l'émission hommage à Goldman, Balavoine et Berger le 4 novembre 2016 sur France 3

"When we are together", the emission tribute to Goldman, Balavoine and Shepherd on November 4th, 2016 on France 3
 
Jean-Jacques Goldman, Daniel Balavoine et Michel Berger seront au coeur d'un tout nouveau documentaire intitulé "Quand on est ensemble". Réalisé par Mireille Dumas, il sera diffusé le 4 novembre sur France 3 à 21h.
 
Les fans de chanson française vont être ravis. Le 4 novembre prochain, France 3 diffusera le documentaire "Quand on est ensemble", un film qui mettra à l'honneur trois des plus grands chanteurs du paysage musical français : Jean-Jacques Goldman, Daniel Balavoine et Michel Berger. Si leurs morceaux résonnent encore dans toutes les têtes par l'intensité de leurs textes et la force de leurs mélodies, les trois hommes avaient un tout autre point commun : la volonté de mettre leur notoriété au service des autres.
 
Un destin lié par l'humanitaire
Réalisé par la figure emblématique de France 3, Mireille Dumas, "ce film inédit croise habilement la vie de ces trois anti-stars et nous fait découvrir sous un jour nouveau ces personnalités hors du commun", annonce le site de la chaîne. Véritables icônes de la chanson dans les années 1980 grâce à des tubes comme Je te donne, Mon fils ma bataille ou bien encore La groupie du pianiste, les trois amis se rejoignaient surtout sur un point, servir de grandes causes humanitaires. Pour raconter leur histoire, Mireille Dumas a rassemblé des images d'archive inédites et recueilli toute une série de témoignages de leurs proches.
 
Une plongée dans les années 1980
Chacun d'entre eux défendait avec passion une cause qui lui tenait particulièrement à coeur. Sensibilisés à la situation en Afrique grâce au chanteur Renaud, Michel Berger et Daniel Balavoine ont ensuite pris la relève pour essayer de réduire la misère et la famine sur le continent, en créant notamment "Action Ecoles". Ces derniers avaient tissé des liens très forts après un concert caritatif organisé à Wembley, en Angleterre, en faveur de l'Ethiopie.
 
Puis, c'est au tour de Jean-Jacques Goldman d'inscrire son nom dans l'histoire en donnant naissance à la grande aventure des Enfoirés aux côtés de Coluche.Un événement désormais incontournable en France, qu'il a dirigé pendant près de trente ans avec l'aide de personnalités toujours plus impliquées. A travers des images inédites, le documentaire mettra également en parallèle l'histoire des chanteurs et la vie dans les années 1980 sous Mitterrand avec notre époque actuelle, ses catastrophes climatiques et ses violences sociales.

Tags : Balavoine - Berger - Goldman - Hommage - France 3 - Novembre - Novembre 2016 - Mireille Dumas - Destin - Humanitaire - Documentaire - Plongée - Année 80 - Homme - Mitterrand - Shepherd - Tribute - in November - November - 2016 - Fate - Humanitarian worker - Humanitarianism - Documentary - Dive - Year 80 - Man

Zemmour, L’anti Balavoine (Partie 1/2) 23/04/2015

Dans son livre « Le suicide français »  paru début Octobre 2014 (ed. Albin Michel), le polémiste Eric Zemmour dit-il vrai? Alors que nombre d'historiens et de personnalités politiques contredisent et dénoncent ses thèses, Entretemps il trouvé un défenseur en la personne de Jean-Marie Le Pen. A partir de cela l'inquiétude monte par le fait que La droite extrême a trouvé son panseur.
Celui-ci ne manque pas une occasion de dénoncer ce qu'il appelle la "féminisation de la société". Il le fait dans son livre. Il l'a encore fait à Béziers le jeudi 16 octobre 2014, invité par le maire élu avec le soutien du Front national, Robert Ménard.
Voici un extrait de son livre  ci-dessous « Le suicide français » lorsque qu'il évoque le chanteur Daniel Balavoine dès la page 122 :
 
1er novembre 1980
Mon fils, ma bataille La voix est suraiguë. Un registre très rare en falsetto qui s'étend sur deux octaves et demi, notent les spécialistes. Une voix d'androgyne, de castrat ; une voix de fille, commentent les profanes. La voix de Daniel Balavoine ne s'accordait guère avec son premier succès populaire qui contait les fantasmes donjuanesques d'un Rastignac de la chanson ; mais elle colle en revanche de manière troublante avec « Mon fils, ma bataille ». La chanson ressemble à une suite que Balavoine aurait écrite aux « Divorcés » de Michel Delpech. À peine quelques années et les yeux se dessillent. Après l'espoir d'un divorce sans souffrance, la guerre autour des enfants. Après le temps des illusions, celui des réalités. Après la rupture, le procès. Elle est partie pour un autre. Elle a abandonné l'enfant. Elle revient, veut le reprendre. Elle est la mère. Mais Balavoine refuse avec véhémence de se soumettre à cette antique loi d'airain. « L'absence a des torts que rien ne défend. » La mère, c'est celui qui est là. À la manière de la célèbre expérience de Lorenz sur les oies qui se frottaient au pantalon du savant, la mère, nous dit-il, c'est celui qui élève.
 
Dans la traditionnelle querelle entre nature et culture, Balavoine prend un parti radical pour la culture. Il incarne l'idéologie culturaliste moderne qui méprise et détruit la biologie, au nom de la liberté de l'individu. Balavoine pousse aussi jusqu'au bout cette inversion des rôles et des sexes qui obsède notre temps, dans la mode vestimentaire comme dans la vie professionnelle et sentimentale. Elle est partie, il est resté. Elle est dehors, et lui dedans. Elle bourlingue, il materne. Elle attaque, il défend. Elle a quitté son fils sur un coup de tête ; « C'est moi qui lui construis sa vie lentement ». Elle est l'impulsion, il est la lente édification. Elle l'agresse, l'invective, l'insulte, le salit ; il reçoit tout passivement : Tout ce qu'elle peut dire sur moi N'est rien à côté du sourire qu'il me tend. Et le refrain ose l'inversion ultime : Je vais tout casser Si vous touchez Au fruit de mes entrailles Fallait pas qu'elle s'en aille .
 
Elle est l'homme, il est la femme. On avait déjà remarqué que le visage de Delpech à l'époque des « Divorcés » s'était arrondi, adouci, alangui. Avec Balavoine, la féminisation progresse et gagne la voix, descend jusqu'aux entrailles. « Mon fils, ma bataille » est à la chanson ce que le film de Jacques Demy en 1973, L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune, fut au cinéma : Balavoine, après Marcello Mastroianni, a lui aussi enfanté ! En cette même année 1980, un film américain, Kramer contre Kramer, montre de la même façon un père abandonné par sa femme qui refuse de rendre l'enfant à sa mère. Deux décennies plus tard, Ségolène Royal accordera aux pères un congé paternité de onze jours. L'homme est devenu une mère comme les autres. 

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Zemmour, L’anti Balavoine (Partie 2/2) 23/04/2015

Dénonçons ce qu'il appelle la "féminisation de la société". Il le fait dans son livre. Il l'a encore fait à Béziers le jeudi 16 octobre 2014, invité par le maire élu avec le soutien du Front national, Robert Ménard.
Voici la suite de l'extrait de son livre « Le suicide français »   lorsque qu'il évoque le chanteur Daniel Balavoine

Daniel Balavoine n'avait aucune illusion sur son art mineur : « Soyons sérieux, la chanson, c'est un poème raté sur une symphonie ratée. Nous ne sommes que des Beethoven et des Baudelaire ratés. » Il comptait arrêter la chanson à 40 ans. Après, il ferait de la politique. En Mai 68, à 16 ans, il rédigeait déjà avec ses camarades un petit livre blanc sur la réforme de l'enseignement. Il rêvait de devenir député. Il a fait mieux. Il a conduit un combat politique au sens gramscien du terme ; il a forgé les esprits, a vaincu culturellement. Le militant adolescent n'a jamais cessé d'être militant et adolescent. C'est la grande force de la gauche que d'envahir jusqu'à la dominer la sphère culturelle, pour capter, endoctriner l'esprit public.
 
En 1980, Balavoine crève l'écran du journal télévisé en interpellant François Mitterrand « sur le désespoir des jeunes qui peut les pousser au terrorisme ». À l'époque, il arrive à des répétitions avec un long manteau noir et un livre sous le bras, consacré à la bande à Baader. C'était un fils de la bourgeoisie provinciale. Un pionnier de ceux qu'on appellera plus tard les « bobos ». Leur père spirituel. Leur maître à chanter. Un « rebellocrate » de première main. Il en avait tous les stigmates. Invité de l'émission « 7 sur 7 » en 1983, il déclare : « Je voudrais dire devant tout le monde que j'emmerde les anciens combattants et que les jours de commémoration qu'il y a pour les anciennes guerres, on ferait mieux, ces jours-là, de manifester pour les guerres qu'il y a actuellement. » Son dernier grand succès fut en 1985 sa chanson « L'Aziza » (« la belle » en arabe), dédiée à sa compagne, juive marocaine. Il transforme sa déclaration d'amour en ode antiraciste au mépris des lois et des frontières : L'Aziza ton étoile jaune c'est ta peau Ne la porte pas comme on porte un fardeau Ta force c'est ton droit [...] Si tu crois que ta vie est là Il n'y a pas de loi contre ça .
 
Immigrationniste cohérent et convaincu, il rêvait de faire de « Paris, la capitale de l'Afrique ». « L'Aziza » reçut bien évidemment le prix SOS racisme. Balavoine commente lui-même : « C'est encore une chanson d'amour. L'amour d'une race. J'ai une gonzesse qui est juive marocaine et j'aime ça... J'aime son aspect physique, la couleur de ses cheveux... J'ai profité de cette histoire d'amour pour communiquer cette idée qu'on aime les peuples ou on ne les aime pas. On ne peut pas dire : j'aime les Arabes mais quand ils sont chez eux. » Son ami Michel Berger chantait à la même époque d'une voix fluette : Je veux chanter pour ceux Qui sont loin de chez eux, Et qui ont dans leurs yeux, Quelque chose qui fait mal . Cette xénophilie militante et exaltée, cette passion de l'Autre vu comme un héros, mythifié parce qu'il souffre, se conjugue ainsi avec la traditionnelle frustration féminine de l'attente et de l'oubli de soi.
 
Balavoine mourra, au début de l'année 1986, alors qu'il survole dans un hélicoptère le désert africain, pour installer des pompes à eau au Niger. Il avait découvert l'Afrique, ses habitants, sa misère, grâce au Paris-Dakar. Fou de vitesse, il avait eu envie de s'arrêter. C'était un homme-enfant qui portait un petit Snoopy d'or au cou pour le protéger. Les hommes enfants enfantent, livrent des batailles pour leur progéniture, et attendent, les yeux embués, le héros venu du désert qui leur fera découvrir l'amour et les rendra femme.
 
Nous avons déjà évoqué Éric Zemmour en Octobre 2014 sous le titre « Éric Zemmour a une dent contre Balavoine & Coluche »
Lien : http://balamed.skyrock.mobi/3235258479-Eric-Zemmour-a-une-dent-contre-Balavoine-&-Coluche.html

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Aziza est un prénom arabe. (Partie 2/2) : Le cri spontané de Balavoine pour L’aziza 06/07/2014


 
En 1985, le Front national monte en puissance dans la vie politique française, ce qui indigne Daniel Balavoine. En effet, le climat général en France inquiète le chanteur et auteur-compositeur de trente-trois ans, puisque le Président de la République François Mitterrand, pour qui il voue une grande admiration mais qui ne partage ses états d'âmes, organise à son initiative les législatives de 1986 à la proportionnelle, qui ouvriront les portes de l'Assemblée Nationale à l'extrême droite. Dans ce contexte morose, Balavoine écrit le titre, exprimant sa colère dans un message de paix. Selon Didier Varrod, auteur du livre Le Roman de Daniel BalavoineL'Aziza était un « cri spontané».
 
Par cette chanson, Balavoine rend également hommage à sa femme Corine, juive d'origine marocaine : « Je vis avec une femme qui est juive marocaine. Aussi lorsque j'entends certaines personnes dire qu'il faut foutre dehors les immigrés, j'ai peur qu'on me l'enlève». Quand il chante «Ta couleur et tes mots tout me va/Que tu vives ici ou là-bas», Balavoine souhaite la bienvenue aux peuples étrangers sur le territoire français, avec toutefois une condition : «Je te veux, si tu veux de moi».
 
Daniel Balavoine dira en 1985 « Ce qui me gêne dans SOS Racisme, c'est de chercher à faire croire aux gens qu'on peut mélanger les races sans qu'il y ait le moindre problème. Or, ce qui fait la beauté des races, c'est leur différence. Il y a un énorme fossé entre les races, mais il faut apprendre à le franchir. J'aime les Arabes, ce sont des gens fantastiques qui ont souvent bien plus de dignité que ceux qui en parlent de manière assez éc½urante. »
 
Sur ce lien Cheb Hasni chante « N'chouf L'aziza » : http://www.youtube.com/watch?v=S04NWzZ17As#t=58
Sur ce lien Daniel Balavoine chante : « L'aziza » : http://www.youtube.com/watch?v=IjhD6SXgHFQ&feature=kp 

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