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Joana Balavoine : Elle a décidé de parler de ce père qu'elle n'a jamais connu 18/03/2017

Joana Balavoine : Elle a décidé de parler de ce père qu'elle n'a jamais connu
Joana Balavoine: she it decided to speak about this father that she has never known
 
Qui est Joana, sa fille unique ?
 
Joana est l'unique fille de Daniel Bala­­voine, disparu il y maintenant 31 ans. Elle a décidé de parler de ce père qu'elle n'a jamais connu dans un docu­­men­­taire J'me présente, je m'appelle Daniel, diffusé le 17 mars à 20h55 sur France 3.

De Daniel Bala­­voine, elle a hérité son regard doux, profond et mélan­­co­­lique, sa cheve­­lure brune, bouclée et rebelle, l'ovale du visage, enfan­­tin, atten­­dris­­sant et touchant. Elle est char­­mante et déli­­cate, fragile et forte. Comme son père. Elle est née le 1er juin 1986, six mois après la dispa­­ri­­tion de Daniel dans un acci­dent d'héli­­co­­ptère en plein désert afri­­cain lors du Paris Dakar. Ils se ressemblent tant et pour­­tant... De lui, elle ne connait ni l'odeur de sa peau, ni la douceur des câlins, ni le bruit de ses pas, les rires, les larmes. Face à la caméra de Didier Varrod dans le docu­men­taire J'me présente, je m'appelle Daniel, diffusé en mars 2017 sur France 3., elle dit simple­­ment: « je ne l'ai pas connu », ou « je n'ai pas eu le père », et encore « le père, je ne le décou­­vri­­rai jamais. »

A 30 ans, elle ne se consi­­dère pas vrai­­ment comme une "fille de". Sa mère Corinne les a toujours préser­­vés, son frère Jéré­­mie (né à Genève le 15 juillet 1984) et elle. Depuis les obsèques du chan­­teur – son corps repose au cime­­tière de Sabaou à Biar­­ritz –, sa veuve s'est éloi­­gnée du show­­biz, refu­­sant de témoi­­gner ou d'évoquer son amour dans la presse. Ses enfants ont toujours respecté ses choix. D'ailleurs, dans ce docu­­men­­taire, Joana ne parle jamais de sa mère qui l'a élevée seule, ni de sa famille. Silence pudique.

En revanche, elle laisse devi­­ner sa souf­­france de petite fille qui a grandi sans papa. Pour­­tant, tout le monde l'évoque autour d'elle, à la télé­­vi­­sion, à la radio, dans la rues, à l'école. Etrange. Son papa lui échappe. Il est si présent dans sa vie, et telle­­ment absent. « Je l'ai beau­­coup rejeté au début... » Ce père, ce héros que la France a trans­­formé en légende, est pour­­tant un inconnu. Peut-être lui en veut-elle d'être parti trop vite (il avait à peine 33 ans). Sans doute. Elle aurait aimé un papa qui lui tienne la main en allant à l'école, qui la guide dans ses premiers pas de bébé, puis d'adoles­­cente et enfin de jeune femme. Et puis un jour, la rencontre au détour des mots s'est produite.

Un ami lui offre un livre qui contient les paroles des chan­­sons de Daniel Bala­­voine. Elle le lit, part à la décou­­verte émou­­vante de l'homme engagé, du révolté, du poète, de l'amou­­reux. Elle dit, émue : « il était formi­­dable ». Et d'avouer: « en le cher­­chant, je me découvre ». La meilleure des théra­­pies pour accep­­ter l'inac­­cep­­table.

Tags : Joana Balavoine - Fille - unique - rebelle - Caméra - Didier Varrod - Documentaire - père - éloigné - Jamais - connu - Daniel Balavoine - Girl - rebel - Camera - Documentary - father - taken away - Never - known

Un « Même le dimanche » avec Balavoine en replay sur France 3 20/02/2017

(Photo ci-contre : Didier Varrod)

Un
« Même le dimanche » avec Balavoine
One " Even on Sundays " with Balavoine
 
Il y a trente et un ans, Daniel Balavoine décédait dans un accident d'hélicoptère Alors que Dave et Wendy Bouchard consacrée un Même le dimanche au chanteur, le 19 février 2017, Didier Varrod revient sur ces souvenir pour l'occasion, Revivez ou regarder le replay de cette émission sur le lien ci-dessous :

Lien : Un dimanche avec Balavoine

Tags : Balavoine - Didier Varrod - Emission - spécial - décédait - accident - hélicoptère - Dave - Wendy Bouchard - Broadcast - special - died - helicopter

La réponse de Balavoine à la montée du Front National 07/10/2016

La réponse de Balavoine à la montée du Front National
 
The answer of Balavoine to the rise of the National Front.
 
L'aziza - Issue de son dernier album, la célèbre chanson de l'interprète de Mon fils, ma bataille fut écrite en réponse aux idées véhiculées par le parti présidé par Jean-Marie Le Pen à la veille des élections de 1986.
La montée du vote extrême droite délie les langues, et l'on se réjouit quand ce sont celles des artistes. Depuis ses débuts, le grand vainqueur des dernières élections régionales est combattu à grand renfort de chansons.
Il y a eu Fils de France écrite par Damien Saez en quelques heures au soir du 21 avril 2002, Elle est facho chantée par Renaud à la veille des présidentielles de 2007, et, dernière en date, Le Vol Noir de Benjamin Biolay après le scrutin européen de 2014.
 
Le phénomène n'est pas nouveau. Il y a 30 ans, Daniel Balavoine laissait éclater sa révolte en musique, avec un titre désormais inscrit au panthéon de la variété française.
Nous sommes en 1985, sous la présidence socialiste de François Mitterrand. Appliquant l'une de ses 101 propositions de campagne, le chef de l'État en exercice promet un vote à la proportionnelle intégrale pour les législatives de 1986. Ces élections profitent largement au Front national. Heurté par le climat politique ambiant et l'avènement progressif du parti de Jean-Marie Le Pen, l'artiste familier des coups d'éclats médiatiques prend la plume durant l'été 1985 en Écosse pour écrire ce qui sera l'un de ses derniers et plus grands succès. L'Aziza sort dans les bacs le 14 octobre 1985. Premier extrait de l'album Sauver l'amour, le single s'apprête à gravir les échelons du Top 50.
 
Un hymne à la diversité primé par SOS Racisme
Pour l'adolescent qui se rêvait député, la scène musicale est devenu un terrain idéal pour participer au débat politique. Plus qu'une chanson protestataire, ce titre se veut un hymne à la diversité. Didier Varrod, biographe de Daniel Balavoine, évoquera «un cri spontané», qui lui vaut d'ailleurs de recevoir le prix de la chanson anti-raciste des mains d'Harlem Désir. Pourtant, le chanteur disque d'or se défend de vouloir verser dans la caricature ou tancer les opposants de SOS Racisme. C'est lui qui déclare à Numéros 1, lors de la Fête des potes, «Moi, je ne suis pas contre Le Pen. Moi, je suis pour les Arabes. Ce n'est pas pareil!». Dans une interview à Paris Match, l'auteur-compositeur déclare préférer célébrer «la beauté des races, leur différence». Pour simple réponse à ceux qui stigmatisent les étrangers, Daniel Balavoine signe un texte contre les préjugés racistes et pour le respect des cultures. «Laisse glisser les mauvais regards, qui pèsent sur toi», chante Daniel Balavoine à la «petite brune enroulée d'un drap».
 
Sa femme, sa bataille
Avec L'Azizala chose la plus chère» en langue arabe-, le chanteur à la voix de cristal s'adresse aussi à sa compagne Corinne. Ce que relate Fabien Lecoeuvre dans Balavoine, la véritable histoire : «Je vis avec une femme qui est juive marocaine. Aussi lorsque j'entends certaines personnes dire qu'il faut foutre dehors les immigrés, j'ai peur qu'on me l'enlève».
Militant et engagé, Daniel Balavoine l'a été à la scène comme à la ville. C'est au cours d'une mission humanitaire «Paris du c½ur» au Mali qu'il trouve la mort le 14 janvier 1986 dans un accident d'hélicoptère. Quinze jours après sa disparition, son tube L'Aziza ravit la première place du Top 50 pour y demeurer huit semaines consécutives.

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"L'indignation de Balavoine était permanente, sans mesure, mais avec la raison juste" (Didier Varrod) 12/07/2016

"L'indignation de Balavoine était permanente, sans mesure, mais avec la raison juste"
 
“The indignation of Balavoine was permanent, without measurement, but with the reason right”

Didier Varrod, ami du chanteur témoigne (Partie 2)
 
Daniel Balavoine avait incarné pour beaucoup cet insurgé permanent, qui en quelques minutes avait fait entrer dans l'histoire, sa colère et son indignation pour dire au front médusé d'un futur Président de la République des choses qui ne font pas forcément plaisir. C'était un chanteur qui disait toujours des choses vraies. A la face des caméras, des gens, et de la France... C'était une indignation permanente, sans mesure, mais avec la raison juste. Lorsque Balavoine était en vie, je n'avais pas peur. Parce que forcément les idées neuves, de justice et de justesse, parfois ça effraye. Avec lui debout, les poings levés, et ses chansons en étendards, nous étions jeunes et fiers. 

Nous étions Simon et Gunther, Lucie, Johnny Rockfort, Petite Angèle, l'Aziza, Miguel Angel Estrella... Nous étions aussi le chanteur, mon fils ma bataille,  des vendeurs de larmes, la femme veuve qui s'éveille,  des supporters, mais aussi un petit homme mort au combat, un enfant assis attend la pluie, et enfin ce que nous sommes restés devant ce monde atterré : des cris et des S.O.S ... Nous étions de la colère et des chansons. Des  chansons qui calmaient la colère. C'était toute une mécanique des fluides. Mais ça fonctionnait parfaitement. Parce que Balavoine avait cette humilité désarmante, celle de grandir et d'évoluer devant nous, de progresser dans la lumière pourtant déformante de la société du spectacle. Il fallait du cran pour apprendre à être ce que l'on pense impossible à devenir. Ne plus être contre mais pour. Et ça avait fait tilt dans la télévision de papa, lorsque le sourire en coin, il avait dit : «Je ne suis pas contre Le Pen, je suis pour les Arabes et ce n'est pas pareil ». 
 
A SUIVRE...

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“Lorsque Balavoine était en vie, je n’avais pas peur” (Didier Varrod) 02/07/2016

“Lorsque Balavoine était en vie, je n'avais pas peur” (Didier Varrod)
"When Balavoine was alive, I was not afraid"

 (Photo : Joana, la fille de Daniel Balavoine, et Didier Varrod, co-auteur du documentaire hommage au chanteur.)

Didier Varrod, ami du chanteur témoigne (Partie 1)

Joana, la fille de Daniel Balavoine chante "Les oiseaux" dans le documentaire* que venez de signer Didier Varrod avec Nicolas Maupied. Pour Paris Match, le directeur de la musique à France Inter revient sur la vie du chanteur disparu il y a trente ans, et livre ici un hommage poignant.  


C'est une photo en noir et blanc. C'est elle, qui m'observe depuis déjà 30 ans. C'est pourtant si étrange une photo qui vous regarde. Elle vous fixe parce que c'est vous qui l'avez décidé. Accrochée dans mon bureau, juste au-dessus de moi. C'est un portrait de Daniel Balavoine. Un gros plan de face, le visage  posé sur les poings serrés en équerre. C'est toute une vie, sa vie, avec toujours ces poings serrés... Mais là, ils soutiennent un visage concentré mais serein, le regard presque rieur, un peu poseur, comme si le chanteur voulait se convaincre de la curiosité de sa propre posture. C'est sans doute Balavoine qui joue au métier de chanteur. Un peu beau gosse, oui... Parce qu'un chanteur c'est forcément beau gosse...

"Starmania", la comédie musicale immortelle
Je le sais, c'est le genre d'attitude qui ne lui ressemblait pas. Mais alors pas du tout. Mais c'est cette photo qui dialogue avec moi en silence depuis sa disparition. Je suis là, comme chaque jour, devant mon ordinateur pour travailler. Sur une chronique, un livre, un documentaire, et c'est mécanique, je finis toujours par lever la tête pour lui demander : «Alors ? Qu'en penses-tu ? Tu crois que c'est bien ce que je viens d'écrire ?»

Je sais, c'est assez con de parler aux morts, mais j'avoue aussi que ça aide pas mal. Surtout que lui, c'est un mort qui prend de la place dans la vie des gens, et pas seulement dans la mienne. Plus le temps passe, plus mes souvenirs se concentrent ainsi sur la dernière année de sa vie. Balavoine c'est alors un socle de convictions. C'est un corps en mouvement qui avance tout en puissance. La puissance de celui qui est en train de connaître la force vitale de l'accomplissement. C'est une attraction qui vous entraine, vous motive sans cesse jusqu'à vous propulser dans l'énergie qui donne le goût du risque. C'est un bloc d'idées et déjà une étrange réincarnation. Car au moment où il publie son album  «Sauver l'amour»,  il se dégage alors de lui une paix intérieure qui ne correspond plus exactement à l'image que le public français avait eue jusque-là.

A SUIVRE...

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Le documentaire : Je m'présente, je m'appelle Daniel et disponible sur le site de L’Ina 17/01/2016

Le documentaire : Je m'présente, je m'appelle Daniel et disponible sur le site de L'Ina

The documentary I m'présente , my name is Daniel and available on the Ina site
 
En effet se très beau documentaire réalisé par Didier Varrod & Nicolas Maupied, qui fut diffusé le 30 décembre 2015 sur la chaine France 3. Celle-ci et disponible intégralement sur le site de plateforme de téléchargement légale l'INA

Un portrait de Daniel Balavoine, chanteur engagé dont les tubes ont marqué toute une génération dans la France entre les années 70 et 80.Un artiste engagé Daniel Balavoine qui était devenu l'icône d'une génération qui voulait, comme lui, remplacer le besoin par l'envie. En quatre chapitres thématiques déclinés autour de la figure du chanteur, et à travers les témoignages les souvenirs d'invités, proches, collaborateurs, de la jeune génération et de sa fille Joana, ce documentaire abordera toute la complexité de l'homme : sa carrière artistique atypique et fulgurante, sa personnalité hors du commun.
 
Lien direct : http://www.ina.fr/video/5640345_001

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Génération Balavoine par Didier Varrod - Un bouquin qui paraîtra le 6 janvier 2016 27/12/2015

Génération Balavoine par Didier Varrod - Un bouquin qui paraîtra le 6 janvier 2016
 
Generation by Didier Balavoine Varrod - A book to be published January 6, 2016

Didier Varrod est journaliste, auteur de livres sur la chanson française et de grands portraits pour la télévision.
Directeur artistique et de la musique sur France Inter, il a écrit Génération Balavoine. Un bouquin qui paraîtra le 6 janvier 2016, à l'occasion des 30 ans dela mort de l'artiste.
L'éditeur Fayard présente ainsi l'ouvrage :
"Daniel Balavoine est vivant. Malgré sa disparition tragique, le 14 janvier 1986, il est porteur d'une ½uvre dont l'influence perdure encore aujourd'hui. Didier Varrod, qui l'a beaucoup côtoyé, apporte un nouvel éclairage sur la vie de ce personnage aux multiples facettes : un chanteur qui voulait absolument être reconnu, un citoyen engagé qui s'emportait pour ce qui lui importait, un amoureux de la vie qui voulait vivre vite « pour ne rien regretter ». Fasciné par l'artiste, Didier Varrod brosse un portrait original, nourri de témoignages inédits de ses proches, de ceux qui l'ont connu, mais aussi d'autres, plus jeunes, comme Cali, Christine & the Queens, Soprano ou Orelsan, qui, profondément marqués par ses chansons, font partie de la génération Balavoine."
 
A SAVOIR (Plusieurs hommage à Daniel Balavoine) :
Document consacré à Daniel Balavoine le 5 janvier sur W9.
Génération Balavoine en direct le 9 janvier sur TF1
Une soirée Daniel Balavoine le 13 janvier sur TMC.

Commander le livre :
Edition Fayard : http://www.fayard.fr/generation-balavoine-9782213700410
Amazon : http://www.amazon.fr/G%C3%A9n%C3%A9ration-Balavoine-Biographies-Diverses-Didier-ebook/dp/B0195LTVHM

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"Joana Balavoine Mon père, ma fierté" Extrait de PARIS MATCH du 17 décembre 2015 17/12/2015

Joana Balavoine Mon père, ma fierté
 
Elle est née cinq mois après la mort du chanteur. Pour la première fois, Joana Balavoine parle. Exclusif
La fille de Daniel Balavoine, Joana, est venue au monde quelques mois après sa mort brutale. A l'occasion du trentième anniversaire de cette disparition, elle a décidé de parler de lui, pour la première fois, dans un documentaire-­événement qui lui est consacré : « J'me ­présente, je m'appelle Daniel ». Pour Paris Match, elle revient en exclusivité sur les raisons de sa confession.
 
A lire aussi: Didier Varrod: “Lorsque Balavoine était en vie, je n'avais pas peur”

Paris Match. Joana ­Balavoine... Pourquoi n'as-tu pas gardé le nom de ta mère ?
Joana Balavoine. C'est une belle ­histoire que ma maman m'a expliquée à l'adolescence. Je suis née en juin 1986, mon papa est mort cinq mois avant... Et, naturellement, comme ils n'étaient pas mariés, je portais le nom de ma mère. Sauf qu'elle a souhaité, tout de suite après ma naissance, que je puisse aussi porter le nom de mon père. Notre avocat, Sylvain Jaraud, a engagé à ma naissance une ­procédure judiciaire pour me faire reconnaître post mortem par mon père et, donc, pour porter son nom... Il a fallu faire des démarches administratives un peu fastidieuses, qui finalement ont abouti. En effet, juste avant sa disparition, papa avait plusieurs fois annoncé à des médias que maman était enceinte, ce qui attestait ainsi de la véracité des faits. C'est donc grâce aux journaux que je porte mon nom. [Rires.] Et, effectivement, sur mon acte de naissance, il y a le nom de jeune fille de ma mère qui est barré et Balavoine inscrit juste à côté. C'est une jolie histoire.

Jean-Jacques Goldman, un héros si discret
Et tu n'as jamais eu envie de renoncer à ce nom célèbre ?
Dans ce nom, Balavoine, il y a l'idée de se battre. Et il y a la voix. Si on va plus loin, on peut même y lire qu'il va falloir avoiner. [Rires.] Pourquoi je changerais un tel étendard ? Ça donne des ailes.
 
"A FORCE D'ÉCOUTER LES GENS ME PARLER DE MON PÈRE, J'AI ­REGARDÉ SES INTERVIEWS ET J'AI DÉCOUVERT SES CHANSONS..." JOANA BALAVOINE
A quel moment as-tu réalisé que tu étais la “fille de” ?
Je n'avais pas de papa. Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai... J'avais un papa qui n'était pas là, et j'ai compris que ce n'était pas normal d'avoir juste une maman. Progressivement, je me suis retrouvée en lui. A force d'écouter les gens m'en parler, j'ai ­regardé ses interviews et j'ai découvert ses chansons...
 
« Génération Balavoine », par Didier Varrod, éd. Fayard.DR
Je me suis dit : “Bizarre, il y a un peu de moi là-dedans.” Et puis un jour un ami m'a remis un bouquin avec ses textes. C'est le poids de ses mots qui m'a traversée, la manière dont il les avait choisis, leur puissance percussive et la force des messages qui ricochent encore aujourd'hui.

Mais à quel moment as-tu vraiment pris conscience de son absence ?
Spontanément, je dirais que c'est à la mort de Michel Berger. J'avais 6 ans. D'un seul coup, des gens que j'aimais n'avaient plus de papa non plus. [Silence.] ...
Découvrez la suite de cet entretien dans Paris Match dans tous les kiosques jeudi 17 décembre 2015
 
Daniel Balavoine: Le témoignage touchant de sa fille !

Liens
https://www.youtube.com/watch?v=r9TfMxBvQ6Aiens 2

Tags : Joana Balavoine - mort brutale - J’me ­présente - je m’appelle Daniel - Didier Varrod - peur - Michel Berger

France 3 rendra hommage à Daniel Balavoine le 30 décembre 2015 09/12/2015

France 3 rendra hommage à Daniel Balavoine le 30 décembre 2015

France 3 will pay tribute to Daniel Balavoine December 30, 2015

Le 14 janvier 2015 marquera les 30 ans de la disparition de Daniel Balavoine. France 3 proposeun film de Didier Varrod mis en scène par Nicolas Maupied, le portrait d'un homme à la fois visionnaire et incroyablement ancré dans son époque.
Daniel Balavoine était un chanteur. Musicien de génie, artiste engagé, héros de son temps, il est devenu l'icône d'une génération qui veut toujours, comme lui, remplacer le besoin par l'envie.
Trente après sa mort, sa musique et ses mots continuent de résonner sur les ondes avec la même actualité. Ancré dans le studio où Daniel Balavoine passa la dernière année de sa carrière, ce film unique donne pour la première fois la parole à sa fille.

Joana Balavoine accepte ainsi de parler sans détour de ce père qu'elle n'a jamais connu, et de cet artiste dont elle doit accepter l'héritage.
Les artistes qui témoignent dans ce film forment une véritable caisse de résonance à la carrière météorique et hors norme de l'artiste. Ensemble, ils soulignent l'extrême modernité et contemporanéité du chanteur.

Une génération de trentenaires issus des musiques d'aujourd'hui : le rap, l'électro pop, et la chanson 2.0, qui, en parlant de Balavoine, parlent de notre époque :

Christine & the Queens, l'artiste de l'année 2015 qui inscrit Daniel Balavoine tout en haut de son panthéon artistique personnel ;

Les rappeurs Soprano, Youssoupha et Orelsan, qui se réclament tous de l'influence de Balavoine concernant la teneur de ses textes et son engagement politique exprimé en chanson ;

Para One, issu de la nouvelle scène électro française et compositeur des B.O de la réalisatrice Céline Sciamma ;

Cali, qui ne se réclame pas de son univers mais qui a deux points en commun avec le chanteur : « le droit des pères », prolongement de « mon fils ma bataille », et l'engagement militant ;
La grande Sophie enfin, qui a déjà repris ses chansons et qui pourra nous parler de son travail de mélodiste.

Mais il y a aussi celles et ceux qui ont eu la chance de le connaître et de partager du temps avec lui :

Claire Balavoine, sa grande s½ur, présidente de la Fondation Daniel Balavoine et qui prolonge sur le terrain de l'engagement sa mémoire ;

Yves Bigot, grand critique rock, qui réalisa beaucoup d'interviews de Balavoine ;

Monique Le Marcis, programmatrice phare de RTL, qui fut l'une des premières à croire au talent de Balavoine et risqua son emploi pour diffuser sa musique sur les ondes ;

Jean-Michel Boris, directeur général de l'Olympia de 1979 à 2001, qui permit à Balavoine de faire deux des plus grandes scènes de sa carrière ;

Catherine Ferry, amoureuse de jeunesse de Balavoine, qui fut aussi l'un de ses choristes sur la chanson "1, 2, 3" au concours de l'Eurovision en 1976 ;

Alain Marouani, associé d'Eddie Barclay pendant plus de 30 ans et photographe, qui assista à la naissance de l'artiste et réalisa certaines des plus belles photos de Balavoine ;

Lio, qui intègre toute jeune la bande de musiciens formée par Balavoine, Alain Chamfort, France Gall et Michel Berger, auxquels elle voue une grande admiration.

​En quatre chapitres thématiques déclinés autour de la figure du chanteur avec des archives et des chansons, et à travers ces témoignages et les souvenirs d'invités, proches et collaborateurs, le film abordera toute la complexité de l'homme : sa carrière artistique atypique et fulgurante ; sa personnalité visionnaire hors du commun ; son engagement viscéral et sa psychologie désarmante.

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Un disque et un doc sur Daniel Balavoine pour Janvier 2016 07/10/2015

Un disque et un doc sur Daniel Balavoine pour Janvier 2016
 
A disc and a doc about Daniel Balavoine for January 2016
 
Nous l'avons à mainte reprise évoquée sur le blog les événements à venir lier au chanteur à l'occasion de l'anniversaire de sa disparition pour célébrer sous forme d'hommage les 30 ans d'absence.
 
Dans le journal (Le Parisien - Voir Photo) du Mardi 6 octobre 2015 - N° 22107. Daniel Balavoine y et évoquer à la page 30 de celle-ci sous le titre « Un disque et un doc sur Daniel Balavoine ». Pour ceux et celle qui n'ont pas pu se procurer se journal quotidien, en voici sa teneur :

-  Daniel Balavoine est décédé le 14 janvier 1986, à l'âge de 34 ans. Un album hommage, un documentaire et une biographie seront dévoilés à l'occasion du trentième anniversaire de sa disparition en janvier prochain. L'enregistrement du disque débute avec entre autres Calogero, Florent Pagny, Benjamin Biolay, Christophe, Raphaël, Nolwenn Leroy, Marina Kaye... 1 ¤ sur la vente de chaque disque sera versé à l'association Daniel Balavoine, qui ½uvre au développement au Mali. De son côté, le journaliste Didier Varrod, proche du chanteur, prépare un documentaire pour France 3 et une nouvelle biographie pour les Editions Fayard. Joana Balavoine, la fille du chanteur, interviendra et chantera dans le film, ce qui est rare.

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