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Joana Balavoine : Elle a décidé de parler de ce père qu'elle n'a jamais connu 18/03/2017

Joana Balavoine : Elle a décidé de parler de ce père qu'elle n'a jamais connu
Joana Balavoine: she it decided to speak about this father that she has never known
 
Qui est Joana, sa fille unique ?
 
Joana est l'unique fille de Daniel Bala­­voine, disparu il y maintenant 31 ans. Elle a décidé de parler de ce père qu'elle n'a jamais connu dans un docu­­men­­taire J'me présente, je m'appelle Daniel, diffusé le 17 mars à 20h55 sur France 3.

De Daniel Bala­­voine, elle a hérité son regard doux, profond et mélan­­co­­lique, sa cheve­­lure brune, bouclée et rebelle, l'ovale du visage, enfan­­tin, atten­­dris­­sant et touchant. Elle est char­­mante et déli­­cate, fragile et forte. Comme son père. Elle est née le 1er juin 1986, six mois après la dispa­­ri­­tion de Daniel dans un acci­dent d'héli­­co­­ptère en plein désert afri­­cain lors du Paris Dakar. Ils se ressemblent tant et pour­­tant... De lui, elle ne connait ni l'odeur de sa peau, ni la douceur des câlins, ni le bruit de ses pas, les rires, les larmes. Face à la caméra de Didier Varrod dans le docu­men­taire J'me présente, je m'appelle Daniel, diffusé en mars 2017 sur France 3., elle dit simple­­ment: « je ne l'ai pas connu », ou « je n'ai pas eu le père », et encore « le père, je ne le décou­­vri­­rai jamais. »

A 30 ans, elle ne se consi­­dère pas vrai­­ment comme une "fille de". Sa mère Corinne les a toujours préser­­vés, son frère Jéré­­mie (né à Genève le 15 juillet 1984) et elle. Depuis les obsèques du chan­­teur – son corps repose au cime­­tière de Sabaou à Biar­­ritz –, sa veuve s'est éloi­­gnée du show­­biz, refu­­sant de témoi­­gner ou d'évoquer son amour dans la presse. Ses enfants ont toujours respecté ses choix. D'ailleurs, dans ce docu­­men­­taire, Joana ne parle jamais de sa mère qui l'a élevée seule, ni de sa famille. Silence pudique.

En revanche, elle laisse devi­­ner sa souf­­france de petite fille qui a grandi sans papa. Pour­­tant, tout le monde l'évoque autour d'elle, à la télé­­vi­­sion, à la radio, dans la rues, à l'école. Etrange. Son papa lui échappe. Il est si présent dans sa vie, et telle­­ment absent. « Je l'ai beau­­coup rejeté au début... » Ce père, ce héros que la France a trans­­formé en légende, est pour­­tant un inconnu. Peut-être lui en veut-elle d'être parti trop vite (il avait à peine 33 ans). Sans doute. Elle aurait aimé un papa qui lui tienne la main en allant à l'école, qui la guide dans ses premiers pas de bébé, puis d'adoles­­cente et enfin de jeune femme. Et puis un jour, la rencontre au détour des mots s'est produite.

Un ami lui offre un livre qui contient les paroles des chan­­sons de Daniel Bala­­voine. Elle le lit, part à la décou­­verte émou­­vante de l'homme engagé, du révolté, du poète, de l'amou­­reux. Elle dit, émue : « il était formi­­dable ». Et d'avouer: « en le cher­­chant, je me découvre ». La meilleure des théra­­pies pour accep­­ter l'inac­­cep­­table.

Tags : Joana Balavoine - Fille - unique - rebelle - Caméra - Didier Varrod - Documentaire - père - éloigné - Jamais - connu - Daniel Balavoine - Girl - rebel - Camera - Documentary - father - taken away - Never - known

« Je suis parvenue à lui dire au revoir à travers la vitre de sa jeep, il m’a souri. » Liane FOLY 20/03/2016

«  Je suis parvenue à lui dire au revoir à travers la vitre de sa jeep, il m'a souri. » Liane FOLY
« I managed to tell him goodbye through the glass of his jeep, he smiled. » Liane FOLY
 
«  Je suis parvenue à lui dire au revoir à travers la vitre de sa jeep, il m'a souri. » Extraite de la préface de Liane Foly sur le livre de Pierre Pernez paru en Janvier 2016 sous le titre (Evidemment, Daniel Balavoine, un homme de valeur).

Un livre à l'édition Pygmalion sur lequel notre Blog à infiniment contribué à son ouvrage.  Voici un avant-gout de cette édition lié aux trentièmes anniversaires de la disparition du chanteur, signé Liane Foly :


Daniel Balavoine fut un artiste exceptionnel, talentueux, entier, vivant, d'une grande sensibilité et visionnaire. Il a marqué mon adolescence et ma vie de femme et d'artiste de tout son être...

C'est tout d'abord sa voix qui m'a fascinée, car son timbre et son étendue assez atypique dans le panorama français de l'époque faisaient davantage penser à David Bowie, Genesis ou Peter Gabriel, qu'il adorait , Son ½uvre, ses compositions, ses textes, sa manière à lui de scruter le monde et ses injustices ou ses violences, sa force dans le combat, sa fraternité, sa générosité de c½ur...
Son public se reconnaissait à travers lui. Il était un exemple, un frère, un père, un ami, celui qui réconforte et qui soutient dans la tourmente et le besoin.

Nous nous connaissions très peu mais je suivais ses tournées comme de très nombreux admirateurs. Nous avions échangé quelques fois. Il répondait toujours très gentiment à mes questions sur notre métier. Nous des points communs comme le fait d'avoir commencé dans des bels. Il m'appelait Eliane de Lyon...

J'avais eu l'immense privilège d'assister à la fin du mixage de L'Aziza. Grand souvenir. La dernière fois que nous nous sommes vus, il partait sur le Paris Dakar. Il n'en est jamais revenu. Je suis parvenue à lui dire au revoir à travers la vitre de sa jeep. Il m'a souri.
J'étais tellement heureuse de lui annoncer que j'allais sortir un 45 tours chez CBS en 1985. Il m'a dit : « A bientôt. J'ai juste peur de l'hélicoptère, je ne sais pas pourquoi. » Il devait en avoir une phobie terrible pour m'en parler, alors que je n'étais pas une de ces proches.

Avant-gardiste dans ses idées, dans sa créativité et dans son humanisme, il nous manque cruellement. Daniel, merci, merci. Tu brilles dans c½urs. Nous ne t'oublierons jamais. Liane Foly

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