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Deux Anecdotes de Coluche & Balavoine 22/03/2014

Deux Anecdotes de Coluche & Balavoine
Deux Anecdotes de Coluche & Balavoine

 
BALAVOINE : Ce fut pour moi un autre choc
Le choc
"Le truc qu'on se prend dans le c½ur rarement dans une vie, j'avais à peine 15 ans, et qu'une idée en tête, entendre en boucle ce chanteur
Avec quelques économies, j'avais acheté son album tout blanc, tout me semblait bon, je ne m'étais pas de temps à connaitre les textes par c½ur, j'économisais un peu pour m'offrir le coffret Starmania
L'artiste était prolifique, tous les ans il sortait un nouvel album, j'allais régulièrement chez le disquaire de la rue des Portes avec mon billet de 50 francs voir si le nouveau vinyle était sorti
Il ne me quittait plus Jusqu'à ce jour de janvier 1986..

Seulement 7 ans, sept années, trop court Parti à 34 ans, un enfant à naître qui n'aura vu son père qu'à travers l'écran C'est bon de repenser à cela, à cette promesse que je m'étais faite d'un » au revoir » à Biarritz, je tiens souvent mes promesses Je ne l'avais jamais chanté en ch½ur
Et ce soir là, j'étais toute fière de lâcher ma partition Je n'ai oublié aucun de ses textes, tout est resté gravé, on n'oublie pas ces choses là."

COLUCHE : Ce n'était pas une journée tout à fait ordinaire

" Ce n'était pas une journée tout à fait ordinaire, Une journée de juin qui sentait la fin. 
Deux Anecdotes de Coluche & Balavoine


 Nous étions allées au bord de la mer, du côté d'Etretat (Voir Photo) il me semble, le ve

nt était frais, les galets de la plage craquaient sous nos semelles trop fines.
C'était une journée de filles, je n'ai pas jamais été trop friande de sorties « filles «  mais là, aucun homme n'était convié En fin d'après midi, nous devions retourner  voir nos résultats à l'institut.
Comme les autres, j'étais confiante, je pensais bien l'avoir haut la main ce diplôme ,Et puis la nouvelle était tombée à la radio Coluche est mort, tué à cause d'un accident de moto, quel choc, lui, ben non, ce n'est pas possible là, déjà la mort de Balavoine en début d'année, pourquoi ils partent comme ça ... Ce départ là donnait un drôle d'amertume"


Source / anecdotesdhieretdaujourdhui

Tags : Coluche - Daniel BALAVOINE - michel colucci - Choc - 1986 - Biarritz - Janvier - Juin - 34 ans - Textes - Moto - Accident - accident mortel - 50 francs - Starmania - ETRETAT - Mer - radio - amertume - deux mois ..

Interview de Daniel au JOURNAL "le matin" de 1978 A 1980 24/01/2009

Il incarne une nouvelle génération de chanteurs...
LE MATIN 25/1/78
Avant, le chanteur Daniel Balavoine, qui connaissait ? Il a surgi un beau matin de septembre dans le
flot de la production phonographique internationale, noyé dans la pile quotidienne des nouveautés. Et
d'un seul coup, le raz de marée : il se hisse en quelques semaines en tête des hit-parades. Une
surprise ?
Pas pour tout le monde. Daniel Balavoine n'est pas de ces comètes fugitives qui éclatent au
firmament de la chanson pour s'étioler le lendemain dans une poussière d'amertume.
Il a derrière lui sept ans de chanson (dont quatre en professionnel) et deux albums déjà, superbes
mais à l'audience demeurée plutôt confidentielle. Il dit :
Le succès pour moi a été progressif, lent, voulu, presque programmé. Je trouve même que
ça va trop vite, que je suis passé un peu trop brutalement d'un niveau à l'autre. Bien sûr, je ne m'en
plains pas : je ne veux pas être marginal et ne chanter que pour les maisons de jeunes. Etre au hitparade,
par exemple, c'est pour moi une satisfaction extraordinaire.
Mais tout ça me dépasse tout de même un peu ..."
Pour lui après quatre année de purgatoire - c'est relativement peu - , la sortie du tunnel aura
donc été éblouissante. Jusque-là, il n'était qu'un "Jocker" dans les cartons de sa maison de disque
qui, pourtant, l'a toujours soutenu :
"Mon directeur artistique, Léo Missir, avait une foi totale en moi. Il me laissait enregistrer des
disques dans les conditions idéales, et ça, c'est l'extrême privilège dont puisse disposer un artiste.
Même quand ça ne marchait pas, je n'ai jamais éprouvé d'amertume. Laisser venir l'aigreur, c'est
comme une maladie : moi j'ai toujours lutté contre ça. Et pourtant, j'aurais pu, parce que je
considérais que tout était de ma faute. Et j'en reste persuadé : si mes deux albums précédents n'ont
pas marché, c'est que les chansons ne devaient pas être totalement abouties. Finalement,
l'accomplissement n'est total que si une fois tu viens d'accoucher, les gens trouvent le bébé beau. En
effet, le seule crainte que j'avais lorsque je ne marchais pas, c'est qu'on ne me laisse plus enregistrer."
Et puis, un beau jour donc, c'est le miracle, une espèce de tourbillon frénétique : à vingt ans,
la gloire. Il avoue, dans un sourire : "Pendant une semaine, ça m'est vraiment monté à la tête, ça
tournait de tous les côtés quand même. Je me disais "J'avais donc raison tous des cons..." Ca a duré
une semaine puis je m'en suis aperçu, je suis alors parti dix jours, très vite, loin de tout ça, de tous
ces gens qui me proclamaient le plus beau, le plus merveilleux, le plus fantastique. En me retrouvant
seul au moment où tout s'embrouillait dans ma tête, j'ai pu remettre les choses au clair et j'ai évité le
pire, de justesse...
En fait, le succès change tout et rien à la fois. Ca a tout de même modifié mon mode de vie : j'aime
pas trop travailler, et il faut désormais que je le fasse.
Des gens qui ne me parlaient pas, me trouvent à présent prodigieux... je commence aussi à avoir de
l'argent, et je vais peut-être enfin réaliser mon rêve : m'acheter un piano Steinway. c'est mon rêve
depuis sept ans, mais c'est un rêve de sept millions. Presque chaque fois que je me suis installé à un
Steinway, j'ai écrit une chanson. Parce qu'il se passe quelque chose.."
Il dit encore, songeur :
"A présent, il va falloir entretenir la flamme, non pas pour perpétuer le succès, même si c'est
important, que pour ce problème de l'accomplissement. C'est désormais une question de travail.
J'èspère ne pas tomber dans un procédé, mais aussi que mon style s'affirmera, qu'il y aura une
"manière Balavoine".
Daniel Balavoine est un passionné. Il a passé des heures en studio avec les techniciens
pour comprendre leur travail, pouvoir en discuter avec eux.
"Je veux participer à la création d'un disque de la première note que j'écris jusqu'à la dernière
seconde du mixage, parce que tout ça m'appartient après tout. Un disque, c'est plus qu'un cadeau,
ce sont des plans entier de soi-même, une livraison de son être.
Il y a là un côté exhibition, prostitution même, que je ne renie pas. Dans mes chansons, j'ai vraiment
l'impression de donner le meilleur de moi-même."
Comme Souchon, comme Duteil ou Jonasz, Daniel Balavoine fait partie de cette nouvelle
génération de chanteurs totalement authentiques. Il ne fabriquent rien : ils "sont".
Les bravos, l'argent ou la gloire ne lui sont pas montés au cerveau. Tête froide et pieds sur terre,
presque trop raisonnables, ces nouvelles vedettes bâtissent des vies quasi ordinaires, très loin que ce
que fit parfois la légende de leurs aînés. Le succès ne les grise pas, on dirait même qu'il les effleure à
peine... Par contre, ils se montrent beaucoup plus préoccupés par ce qu'ils ont à dire.
Richard Cannavo
Daniel Balavoine :
"Tout ça me dépasse
quand même un peu...

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