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La stèle des occupants du Paris Dakar détruit par des Salafistes 15/11/2014

La stèle des occupants du Paris Dakar détruit par des Salafistes
 
Plusieurs blogueur se sont manifesté sur le site entre Juin et Juillet 2014 afin de témoigné ou d'évoqué la stèle souvenir de Gourma-Rharous qui fut poser en mémoire de Thierry Sabine particulièrement et de Daniel Balavoine, Nathalie Odent, Jean-Paul Le Fur, François Xavier Bagnoud disparus sur ces lieu en 1986. Certain commentaires laisse froid dans le dos, lisez par vous-même !
 
Le 16/06/2014
Depuis le passage des Salafistes, il doit y avoir deux ans, il y a plus rien. Ce n'est pas qu'ils n'aiment pas les morts, mais un monument, surtout de culture occidentale, est assimilé à de l'idolâterie, donc le tout fut explosé à explosif, et reste rasé au buldozzer.Cousin de Gourna me l'a dit.
 
Le 18/06/2014
Une partie de ma famille est du village de Kussé-Kindal, non loin de l'accident. Ayant des nouvelles, on m'a dit qu'il n'y a plus rien. Les salafistes ont tout détruit. Ça laisse place à une grande plaine. Pour l'accident, on raconte sur place que le rotor a heurté un arbre. Perdant l'équilibre, et tournant sur lui-même pendant 3 tours rapides, il a ensuite heurté par rotor une dune, pour avancer et faire "broum!" grand bruit sec. Sinon, l'endroit était très calme à l'époque. Pas de complot en vue. En plus, il y avait un défilé de voitures du rallye, peut-être les 30 dernières, dont certaines n'ont rien vues, ni entendues, à part les voitures en face de l'hélico, et les 3 derrières. (Mustapha G.)
 
Le 02/07/2014 
Le lieu est trouvable par GPS, et de plus, il est connu des gens du coin. Au Mali, un cimetière ne se visite pas, et on situe la tombe là où la mort est arrivée. L'esprit marque de son empreinte le lieu, il y a des croyances locales. C'est comme les accidentés de la route, et les histoires de dames blanches, les lieux sont fleuris. Moi j'y crois à ça, le mort est là où il est mort, du moins, pour un moment. En islam des origines et Mali, pas de monument, pas de statue, l'endroit doit être libre. Souvent, certains posent une petite pierre, par respect pour le ou les défunt(s). C'est plus joli, plus poétique qu'une dalle en béton armé. Au Mali, quand on parle d'un mort, on ne va pas au cimetière. On parle de la vie et du défunt comme si il n'était pas loin. Daniel est à Gourna; c'est plutôt spirituel. (Boubakar)

Le 04/07/2014
la stéle à été enlevée car elle n'était pas conforme à la religion. Salaf = ce qui est vrai, des origines. la vérité. Une stéle est offense à la religion, car c'est adorer chaytan (satan), il n'y a qu'un lieu ou prier : mosquée. le reste, c'est tout juste bon à être détruit. (Ahmed)
 
Le 05/07/2014
Balamed ne comprend décidément rien : pour les salafistes, il ne faut pas de lucre, pas de décoration, pas de stéle, car c'est assimillé à se détrourner de Allah le tout puissant et être idolâtre. c'est valable pour d'autres musulmans, dont les chaféites. c'est pas qu'ils ont quelque chose contre les 5, c'est juste qu'il faut respecter la religion et croyances. Non, je ne suis pas salafiste...Pfff !!! (Ahmed) 

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Tags : Gao - Burkina Faso - Salafiste - Stèle - détruit - Thierry Sabine - Daniel Balavoine - doctrine - mort - occidental - monument - rasé - accident - Paris Dakar - Dakar - Hélicoptère - 1986 - arbre - rotor - Mali - jihad - Nathalie Odent - Jean-Paul Le Fur - François Xavier Bagnoud

"On dormait dans le même hôtel que Daniel Balavoine, à Niamey. La veille de rentrer, il nous a payé un coup. Le lendemain, il était mort. "(Pascal Paturaud) 31/07/2014

"On dormait dans le même hôtel que Daniel Balavoine, à Niamey. La veille de rentrer, il nous a payé un coup. Le lendemain, il était mort. "(Pascal Paturaud)
28 ans après avoir couru ensemble leur premier Dakar, Pascal Paturaud et Jean-Claude Pierre se sont retrouvés grâce à la magie d'Internet.

 
En 1986, Jean-Claude Pierre, boucher charcutier à Pellevoisin dans l'Indre, décide de s'engager en 4 X 4 sur le Paris-Dakar. Tout est calé avec le mécano, lui aussi berrichon. Mais, deux mois avant le départ, un accident de chasse contrecarre tous les plans prévus. Le projet peut tomber à l'eau à tout moment. Mais Jean-Claude Pierre a dans ses relations un certain Jean-Pierre Roland (RBH équipements, Argenton-sur-Creuse).
Le réseau des mécanos fonctionnait avant Internet. Ce dernier a déjà fait le Dakar, mais en camion. Par son intermédiaire, il permet à Jean-Claude Pierre de rencontrer Pascal Paturaud, garagiste à Azerables. Si Internet n'existait pas encore, le réseau mécanos et autres fondus de moteur fonctionnait bien et depuis longtemps « ça t'intéresse de participer au Dakar ? » lui demande Jean-Pierre Roland.
 
Quand on connaît le parcours de Pascal Paturaud aujourd'hui, cela ne pouvait que l'intéresser. Il se souvient : « mon premier Dakar, c'était le vrai Dakar : l'Algérie, le désert du Ténéré... On roulait sur un Toyota BJ 46. À mi-chemin, on a eu un gros problème de batterie, on a dû abandonner... ».
 
1986 est aussi une année douloureuse pour la course automobile. Lors de la 14 e étape, l'hélicoptère de l'organisateur Thierry Sabine, avec à son bord le chanteur Daniel Balavoine et de deux journalistes*, s'écrase. Il n'y aura aucun survivant. « On dormait dans le même hôtel que Daniel Balavoine, à Niamey. La veille de rentrer, il nous a payé un coup. Le lendemain, il était mort. Jean-Claude Pierre n'a plus jamais refait le Dakar... (Voir Photo) » commente Pascal Paturaud. Lui reprend le rallye en 1988, répondant à une annonce pour Toyota, dans le sud de la France. Il fait un break jusqu'en 1999, date de son retour aux affaires où il est recruté comme mécano sur un camion Mitsubishi.
"On dormait dans le même hôtel que Daniel Balavoine, à Niamey. La veille de rentrer, il nous a payé un coup. Le lendemain, il était mort. "(Pascal Paturaud)

Depuis cette date, il n'en a pas manqué un seul et a même pris du galon. Il entretient une telle relation avec l'organisation qu'il obtient un contrôle de passage à La Souterraine et, un an plus tard, une spéciale mémorable sur le site de la Croisière. Un bureau-musée de la course automobile Le bureau de Pascal Paturaud est comme un musée du Dakar. Au mur sont accrochées plaques, affiches, cartes de tous ses rallyes et d'autres courses où il a pu s'engager. Le commercial qui passe régulièrement pour collecter les huiles usagées en parle à son collègue. Stéphane Pierre le transmet alors au père de Jean-Claude Pierre. Ce dernier pianote sur internet, trouve le site de rallye-raid 23 et donc le nom de Pascal Paturaud, le team manager. Il l'appelle. Rendez-vous est pris 28 ans plus tard, à la Croisière qu'il rejoint de Buzançais où il profite de sa retraite, non loin de sa Toyota Bj 46. Remisée dans son garage, il la conservait religieusement ; elle n'avait pas roulé depuis 6 ans.

Ces retrouvailles n'auront pas réveillé ses envies de rallye, car il a définitivement raccroché, tandis que Pascal Paturaud se prépare déjà pour la prochaine édition du Dakar en Amérique du Sud.

(*) Le pilote François-Xavier Bagnoud, Nathalie Odent, journaliste du Journal du dimanche et Jean-Paul Le Fur technicien radio (RTL). - Source : La Montagne.fr

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