4 tagged articles Kramer contre Kramer

Pourquoi Daniel Balavoine à t-il écrit Mon fils, ma bataille ? 02/10/2016

Play the video
Pourquoi Daniel Balavoine à t-il écrit Mon fils, ma bataille ? (Inédit)
Why Daniel Balavoine in t-il writes My son, my battle?

Histoire et explication Mon Fils Ma Bataille :

Mon fils ma bataille
 de Daniel Balavoine figure sur l'album Un Autre Monde, sorti en 1980. Pour l'histoire, Mon Fils Ma Bataille, parle d'un divorce douloureux et de la lutte d'un père pour conserver la garde de son enfant

Daniel Balavoine abordait des sujets souvent polémiques pour son époque. 
L'Aziza était par exemple consacrée aux relations amoureuses qu'on peut qualifier d'interraciales (bien que je n'aime pas cette définition) 

Au début des années 80, le divorce était souvent à l'avantage de la mère qui souvent avait la garde des enfants. Inspirée par le divorce de 
Colin Swinburne, le guitariste et ami de Daniel Balavoine, mais aussi par le Film Kramer contre Kramer, avec Dustin Hoffmann et Meryl Streep qui met en scène la guerre que se livre un couple autour de la garde de leur enfant. 

A noter aussi que Michel Delpech, avait sorti "les divorcés" en 1973, chanson dans laquelle un homme surmonte sa douleur après un divorce, qui avait fait polémique et changeait de la vision rancunière et vindicative des divorces à l'époque. 

Vidéo également disponible sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/x4vnos1

TOUT SAVOIR SUR DANIEL BALAVOINE / EVERY KNOWLEDGE ON DANIEL BALAVOINE :
http://balamed.skyrock.mobi/
http://www.facebook.com/balavoine.daniel
http://www.youtube.com/user/BALAMED (+ de 300 vidéos sur la chaine Youtube)
http://www.dailymotion.com/BALAMED (+ de 250 vidéos sur la chaine Dailymotion)
http://balamedvideo.blogspot.fr/

Tags : Daniel Balavoine - Balamed - Mon fils ma bataille - Enfant - séparé - divorce - Kramer contre Kramer - Interview - évoqué - My son my battle - As a child - separated - divorces - Kramer against Kramer - evoked

Zemmour, L’anti Balavoine (Partie 1/2) 23/04/2015

Dans son livre « Le suicide français »  paru début Octobre 2014 (ed. Albin Michel), le polémiste Eric Zemmour dit-il vrai? Alors que nombre d'historiens et de personnalités politiques contredisent et dénoncent ses thèses, Entretemps il trouvé un défenseur en la personne de Jean-Marie Le Pen. A partir de cela l'inquiétude monte par le fait que La droite extrême a trouvé son panseur.
Celui-ci ne manque pas une occasion de dénoncer ce qu'il appelle la "féminisation de la société". Il le fait dans son livre. Il l'a encore fait à Béziers le jeudi 16 octobre 2014, invité par le maire élu avec le soutien du Front national, Robert Ménard.
Voici un extrait de son livre  ci-dessous « Le suicide français » lorsque qu'il évoque le chanteur Daniel Balavoine dès la page 122 :
 
1er novembre 1980
Mon fils, ma bataille La voix est suraiguë. Un registre très rare en falsetto qui s'étend sur deux octaves et demi, notent les spécialistes. Une voix d'androgyne, de castrat ; une voix de fille, commentent les profanes. La voix de Daniel Balavoine ne s'accordait guère avec son premier succès populaire qui contait les fantasmes donjuanesques d'un Rastignac de la chanson ; mais elle colle en revanche de manière troublante avec « Mon fils, ma bataille ». La chanson ressemble à une suite que Balavoine aurait écrite aux « Divorcés » de Michel Delpech. À peine quelques années et les yeux se dessillent. Après l'espoir d'un divorce sans souffrance, la guerre autour des enfants. Après le temps des illusions, celui des réalités. Après la rupture, le procès. Elle est partie pour un autre. Elle a abandonné l'enfant. Elle revient, veut le reprendre. Elle est la mère. Mais Balavoine refuse avec véhémence de se soumettre à cette antique loi d'airain. « L'absence a des torts que rien ne défend. » La mère, c'est celui qui est là. À la manière de la célèbre expérience de Lorenz sur les oies qui se frottaient au pantalon du savant, la mère, nous dit-il, c'est celui qui élève.
 
Dans la traditionnelle querelle entre nature et culture, Balavoine prend un parti radical pour la culture. Il incarne l'idéologie culturaliste moderne qui méprise et détruit la biologie, au nom de la liberté de l'individu. Balavoine pousse aussi jusqu'au bout cette inversion des rôles et des sexes qui obsède notre temps, dans la mode vestimentaire comme dans la vie professionnelle et sentimentale. Elle est partie, il est resté. Elle est dehors, et lui dedans. Elle bourlingue, il materne. Elle attaque, il défend. Elle a quitté son fils sur un coup de tête ; « C'est moi qui lui construis sa vie lentement ». Elle est l'impulsion, il est la lente édification. Elle l'agresse, l'invective, l'insulte, le salit ; il reçoit tout passivement : Tout ce qu'elle peut dire sur moi N'est rien à côté du sourire qu'il me tend. Et le refrain ose l'inversion ultime : Je vais tout casser Si vous touchez Au fruit de mes entrailles Fallait pas qu'elle s'en aille .
 
Elle est l'homme, il est la femme. On avait déjà remarqué que le visage de Delpech à l'époque des « Divorcés » s'était arrondi, adouci, alangui. Avec Balavoine, la féminisation progresse et gagne la voix, descend jusqu'aux entrailles. « Mon fils, ma bataille » est à la chanson ce que le film de Jacques Demy en 1973, L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune, fut au cinéma : Balavoine, après Marcello Mastroianni, a lui aussi enfanté ! En cette même année 1980, un film américain, Kramer contre Kramer, montre de la même façon un père abandonné par sa femme qui refuse de rendre l'enfant à sa mère. Deux décennies plus tard, Ségolène Royal accordera aux pères un congé paternité de onze jours. L'homme est devenu une mère comme les autres. 

Tags : Zemmour - L’anti - Anti - Balavoine - Polémiste - Front National - Le Pen - Mon Fils ma bataille - Voix Androgyne - Castrat - Fille - Rupture - Procès - Refuse - Soumettre - Obsède - Féminisation - Entrailles - Kramer contre Kramer - Mitterrand - Désespoir - Jeunes - Immigrationniste - L’aziza - The anti - Polemicist - National Front - My Son my battle - Voice Androgyne - Castrato - Girl - Break - Trial - Refuses - To subject - Obsesses - Feminization - Entrails - Kramer against Kramer - Despair - Young people - The aziza - Jean-Marie Le Pen

Zemmour, L’anti Balavoine (Partie 2/2) 23/04/2015

Dénonçons ce qu'il appelle la "féminisation de la société". Il le fait dans son livre. Il l'a encore fait à Béziers le jeudi 16 octobre 2014, invité par le maire élu avec le soutien du Front national, Robert Ménard.
Voici la suite de l'extrait de son livre « Le suicide français »   lorsque qu'il évoque le chanteur Daniel Balavoine

Daniel Balavoine n'avait aucune illusion sur son art mineur : « Soyons sérieux, la chanson, c'est un poème raté sur une symphonie ratée. Nous ne sommes que des Beethoven et des Baudelaire ratés. » Il comptait arrêter la chanson à 40 ans. Après, il ferait de la politique. En Mai 68, à 16 ans, il rédigeait déjà avec ses camarades un petit livre blanc sur la réforme de l'enseignement. Il rêvait de devenir député. Il a fait mieux. Il a conduit un combat politique au sens gramscien du terme ; il a forgé les esprits, a vaincu culturellement. Le militant adolescent n'a jamais cessé d'être militant et adolescent. C'est la grande force de la gauche que d'envahir jusqu'à la dominer la sphère culturelle, pour capter, endoctriner l'esprit public.
 
En 1980, Balavoine crève l'écran du journal télévisé en interpellant François Mitterrand « sur le désespoir des jeunes qui peut les pousser au terrorisme ». À l'époque, il arrive à des répétitions avec un long manteau noir et un livre sous le bras, consacré à la bande à Baader. C'était un fils de la bourgeoisie provinciale. Un pionnier de ceux qu'on appellera plus tard les « bobos ». Leur père spirituel. Leur maître à chanter. Un « rebellocrate » de première main. Il en avait tous les stigmates. Invité de l'émission « 7 sur 7 » en 1983, il déclare : « Je voudrais dire devant tout le monde que j'emmerde les anciens combattants et que les jours de commémoration qu'il y a pour les anciennes guerres, on ferait mieux, ces jours-là, de manifester pour les guerres qu'il y a actuellement. » Son dernier grand succès fut en 1985 sa chanson « L'Aziza » (« la belle » en arabe), dédiée à sa compagne, juive marocaine. Il transforme sa déclaration d'amour en ode antiraciste au mépris des lois et des frontières : L'Aziza ton étoile jaune c'est ta peau Ne la porte pas comme on porte un fardeau Ta force c'est ton droit [...] Si tu crois que ta vie est là Il n'y a pas de loi contre ça .
 
Immigrationniste cohérent et convaincu, il rêvait de faire de « Paris, la capitale de l'Afrique ». « L'Aziza » reçut bien évidemment le prix SOS racisme. Balavoine commente lui-même : « C'est encore une chanson d'amour. L'amour d'une race. J'ai une gonzesse qui est juive marocaine et j'aime ça... J'aime son aspect physique, la couleur de ses cheveux... J'ai profité de cette histoire d'amour pour communiquer cette idée qu'on aime les peuples ou on ne les aime pas. On ne peut pas dire : j'aime les Arabes mais quand ils sont chez eux. » Son ami Michel Berger chantait à la même époque d'une voix fluette : Je veux chanter pour ceux Qui sont loin de chez eux, Et qui ont dans leurs yeux, Quelque chose qui fait mal . Cette xénophilie militante et exaltée, cette passion de l'Autre vu comme un héros, mythifié parce qu'il souffre, se conjugue ainsi avec la traditionnelle frustration féminine de l'attente et de l'oubli de soi.
 
Balavoine mourra, au début de l'année 1986, alors qu'il survole dans un hélicoptère le désert africain, pour installer des pompes à eau au Niger. Il avait découvert l'Afrique, ses habitants, sa misère, grâce au Paris-Dakar. Fou de vitesse, il avait eu envie de s'arrêter. C'était un homme-enfant qui portait un petit Snoopy d'or au cou pour le protéger. Les hommes enfants enfantent, livrent des batailles pour leur progéniture, et attendent, les yeux embués, le héros venu du désert qui leur fera découvrir l'amour et les rendra femme.
 
Nous avons déjà évoqué Éric Zemmour en Octobre 2014 sous le titre « Éric Zemmour a une dent contre Balavoine & Coluche »
Lien : http://balamed.skyrock.mobi/3235258479-Eric-Zemmour-a-une-dent-contre-Balavoine-&-Coluche.html

Tags : Zemmour - L’anti - Anti - Balavoine - Polémiste - Front National - Le Pen - Mon Fils ma bataille - Voix Androgyne - Castrat - Fille - Rupture - Procès - Refuse - Soumettre - Obsède - Féminisation - Entrailles - Kramer contre Kramer - Mitterrand - Désespoir - Jeunes - Immigrationniste - L’aziza - The anti - Polemicist - National Front - My Son my battle - Voice Androgyne - Castrato - Girl - Break - Trial - Refuses - To subject - Obsesses - Feminization - Entrails - Kramer against Kramer - Despair - Young people - The aziza - Jean-Marie Le Pen - Arabe - Michel Berger

Mon fils... & Détournement 07/06/2014

Les pochettes des 45 tours de Daniel Balavoine sont toujours bien posées: Il plante un drapeau sur "Me laisse pas m'en aller" en 1979, sert de cible vivante sur "Vendeurs de larmes" en 1982, et déjeune dans une humble cabane, pieds nus et entouré de deux femmes sur "Pour la femme veuve qui s'éveille" en 1983.  Ici, il est pris dans un phare et cherche à se cacher avec son blouson, comme s'il était poursuivi par la police. Et c'est vrai que le point commun des deux chansons est la justice. Pour la face A, c'est évidemment très clair; pour la face B, nous allons y revenir.
 
Parmi les grands succès de Daniel Balavoine. Il y à "Mon fils, ma bataille" .cette chanson est né de la situation d'un ami du chanteur. Le titre sort à la même période que le film Kramer contre Kramer avec Dustin Hoffman et raconte un procès où l'on se dispute la garde d'un petit garçon. Le narrateur, montre qu'il est un bon père, qu'il ne veut pas voir son fils partir loin et que son ex est de mauvaise foi.

Si la thématique et l'angle sont originaux pour la période, le texte ne me semble pas être le plus fort de la carrière de Balavoine. Les états d'âme du papa apporte un nouveau regard sur cette situation assez nouvelle, en application depuis les simplifications apportées à la procédure de divorce par Valéry Giscard D'Estaing. Pas sûr que les féministes soient tout à fait d'accord avec cette vision tout à fait subjective de la garde d'enfants... Mais en même temps, n'utilisent t-elles pas les mêmes ficelles dans leurs réquisitoires? Non? Bon. Les 45 tours portés par cette seule chanson se vendront à plus de 500000 exemplaires. Pourtant, quand on retourne le disque, on découvre un vrai bijou.

"Détournement" fut écrite pendant que Daniel Balavoine jouait Johnny Rockfort dans Starmania. Il le dit lui même sur l'album Olympia 81. La thématique abordée est parallèle, l'ambiance est cousine. L'histoire est celle d'un garçon qui braque un pilote de ligne, il cherche à détourner un avion (d'où le titre) mais ne sait pas du tout où il veut aller, il veut juste se retrouver dans un endroit plus sympathique.
 
Le pilote va alors chercher à le persuader de ne pas continuer, que ça ne sert à rien. La conclusion très noire de cette chanson rappelle que la société est bel et bien égoïste. Sur un rythme nerveux, Balavoine joue le rôle du terroriste avec un maximum de lucidité et de justesse, avec tout ce qu'il faut de persuasion. Il montre ici qu'il est un brillant interprète dont le talent ne se lit pas que sur les énormes tubes, loin s'en faut, mais aussi sur les chansons plus confidentielles mais pas moins impactantes.

Tags : terroriste - lucidité - Daniel Balavoine - Mon fils ma bataille - Kramer contre Kramer - Dustin Hoffman - Procès - Enfants - Garde - Divorce - Père - Mère - réquisitoires - Détournement - Garçon - Braque - Avion - Pilote de ligne - Pilote - égoïste - rythme - nerveux - tubes - noire - persuasion - impactantes - Valéry Giscard D'Estaing