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Quand la classe moyenne, interpelle les hommes politiques 25/03/2017

Quand la classe moyenne, interpelle les hommes politiques
When the middle class, calls out to a politician
 
Faut-il s'offusquer de voir un artiste interpeller un homme politique ?
Is it necessary to take offence to see an artist calling out to a politician?
 
L'intervention de l'écrivain Christine Angot Jeudi 23 mars 2017 sur France 2 face à François Fillon n'a laissé personne indifférent. Parmi les commentateurs, beaucoup remettaient même en cause la présence de l'auteur sur le plateau, comme si l'artiste n'avait pas vocation à intervenir dans un lieu réservé aux politiques et aux journalistes.

Sur CNews, le lamentable Pascal Praud demande d'ailleurs à ses chroniqueurs si « elle a l'épaisseur, la qualité littéraire » pour oser venir dans l'émission. C'est pourtant tout l'intérêt de la chose : loin des règles habituelles du langage politique et journalistique, mélange d'obséquiosité, de stratégie, de communication et de diplomatie, l'artiste apporte dans la sphère politique un discours de vérité, avec toutes les précautions d'usage autour du mot, qui tranche dans le vif. Il télescope les réalités brutalement, et c'est ce qui rend ce type de séquence totalement unique, idéale pour la postérité et pour l'audimat. Et peu importe sa valeur intrinsèque, on peut détester l'écrivain, émettre des doutes sur son talent, mais reconnaître la valeur émotionnelle de son témoignage.

L'histoire de la télévision nous a d'ailleurs offert d'autres exemples fameux de rencontres entre ces deux mondes différents. A certains égards, l'échange entre Fillon et Angot nous rappelle la venue de Daniel Balavoine au journal d'Antenne 2 face à François Mitterrand en 1980. A l'époque, ce dernier n'est pas encore président de la République, mais il récolte la « colère » du chanteur, qui s'agace de voir le temps défiler sans qu'on lui adresse la parole. Comme Christine Angot après lui, Daniel Balavoine parle en se raccrochant parfois aux notes qu'il a prises auparavant. Contrairement au politique habile, qui a tellement répété son ouvrage qu'il s'épanche dans l'air avec naturel, l'artiste se méfie de ses propres envolées, alors il prend racine dans l'écrit, il baisse humblement le regard vers la table
pendant que le politique lève le menton. 

Ce jour-là, Balavoine sait que son temps est compté, que le « système de l'information française » - ce sont ses mots - ne lui laissera qu'une petite minute pour balancer pêle-mêle les problèmes de la jeunesse et la situation difficile des travailleurs immigrés. Mais aussi pour mettre les pieds dans le plat des affaires, à la manière là encore de Christine Angot avec François Fillon. Balavoine évoque ainsi l'assassinat du juge Renaud, le meurtre de l'ancien ministre Joseph Fontanet ou le suicide obscur de Robert Boulin, des affaires mêlant corruption, financement occulte des partis et grand banditisme, mais dont le mystère demeure aujourd'hui entier. Il n'y aura aucun échange entre le chanteur et Mitterrand, le spectateur assiste à un long monologue décousu mais vibrant de Balavoine, auquel fait directement écho le « ce n'est pas un dialogue » de Christine Angot, lorsque Pujadas la somme d'écouter la réponse de Fillon. Pas de dialogue, juste la voix brute et confuse d'un être singulier, qui rapporte au pouvoir la « rumeur » du peuple, cet « ensemble de bruits provenant d'un lieu où de nombreuses personnes sont rassemblées » d'après la définition du Larousse.


La séquence est devenue historique, rediffusée à l'envi à la télé, partagée sur Facebook ou Twitter avec ces mots : « C'est toujours d'actualité. » La jeunesse de Balavoine, son destin tragique, et la déformation nostalgique du souvenir par le temps qui passe ont forgé la légende de cet instant. Rien n'indique qu'il en sera forcément de même pour l'intervention de Christine Angot. Dans la fougue et les combats du présent, Angot divise et c'est normal. Selon la place où l'on se trouve sur l'échiquier politique, cette séquence récoltera des avis très différents. A droite, c'est entendu : Angot n'est qu'une gauchiste pro-Hollande, un bobo, une scribouillarde au comportement « pitoyable ». Pis, elle donne dans « l'hystérie » - vieille antienne aux relents misogynes. On ne peut s'empêcher de penser que s'il s'était agi de Michel Houellebecq en train d'invectiver Benoît Hamon, les éditorialistes de la droite décomplexée n'en auraient pas fait tout un Flamby. A gauche, on regrette parfois la méthode et le résultat (la victimisation de François Fillon), mais on loue la substance. 


Voir des extraits similaires d'artiste interpellent les hommes politiques :


Echange très violent entre François Fillon et Christine Angot dans l'émission politique

https://www.youtube.com/watch?v=F6loIsNXx8E

Culte: Clash Daniel Balavoine / François Mitterrand | Archive INA
https://www.youtube.com/watch?v=yl3tmpa7wCE

NTM Embrouille Dans Un Débat Politique
https://www.youtube.com/watch?v=H4AjXNnuSIg

Tags : Balavoine - François Mitterrand - Culte - Clash - François Fillon - Christine Angot - NTM - embrouille - Violent - Prise de tête - Interpeler - Incident - Politique - Worship - Cult - mix-up - falling-out - Rape - Violate - Headache - Politics - Policy

La réponse de Balavoine à la montée du Front National 07/10/2016

La réponse de Balavoine à la montée du Front National
 
The answer of Balavoine to the rise of the National Front.
 
L'aziza - Issue de son dernier album, la célèbre chanson de l'interprète de Mon fils, ma bataille fut écrite en réponse aux idées véhiculées par le parti présidé par Jean-Marie Le Pen à la veille des élections de 1986.
La montée du vote extrême droite délie les langues, et l'on se réjouit quand ce sont celles des artistes. Depuis ses débuts, le grand vainqueur des dernières élections régionales est combattu à grand renfort de chansons.
Il y a eu Fils de France écrite par Damien Saez en quelques heures au soir du 21 avril 2002, Elle est facho chantée par Renaud à la veille des présidentielles de 2007, et, dernière en date, Le Vol Noir de Benjamin Biolay après le scrutin européen de 2014.
 
Le phénomène n'est pas nouveau. Il y a 30 ans, Daniel Balavoine laissait éclater sa révolte en musique, avec un titre désormais inscrit au panthéon de la variété française.
Nous sommes en 1985, sous la présidence socialiste de François Mitterrand. Appliquant l'une de ses 101 propositions de campagne, le chef de l'État en exercice promet un vote à la proportionnelle intégrale pour les législatives de 1986. Ces élections profitent largement au Front national. Heurté par le climat politique ambiant et l'avènement progressif du parti de Jean-Marie Le Pen, l'artiste familier des coups d'éclats médiatiques prend la plume durant l'été 1985 en Écosse pour écrire ce qui sera l'un de ses derniers et plus grands succès. L'Aziza sort dans les bacs le 14 octobre 1985. Premier extrait de l'album Sauver l'amour, le single s'apprête à gravir les échelons du Top 50.
 
Un hymne à la diversité primé par SOS Racisme
Pour l'adolescent qui se rêvait député, la scène musicale est devenu un terrain idéal pour participer au débat politique. Plus qu'une chanson protestataire, ce titre se veut un hymne à la diversité. Didier Varrod, biographe de Daniel Balavoine, évoquera «un cri spontané», qui lui vaut d'ailleurs de recevoir le prix de la chanson anti-raciste des mains d'Harlem Désir. Pourtant, le chanteur disque d'or se défend de vouloir verser dans la caricature ou tancer les opposants de SOS Racisme. C'est lui qui déclare à Numéros 1, lors de la Fête des potes, «Moi, je ne suis pas contre Le Pen. Moi, je suis pour les Arabes. Ce n'est pas pareil!». Dans une interview à Paris Match, l'auteur-compositeur déclare préférer célébrer «la beauté des races, leur différence». Pour simple réponse à ceux qui stigmatisent les étrangers, Daniel Balavoine signe un texte contre les préjugés racistes et pour le respect des cultures. «Laisse glisser les mauvais regards, qui pèsent sur toi», chante Daniel Balavoine à la «petite brune enroulée d'un drap».
 
Sa femme, sa bataille
Avec L'Azizala chose la plus chère» en langue arabe-, le chanteur à la voix de cristal s'adresse aussi à sa compagne Corinne. Ce que relate Fabien Lecoeuvre dans Balavoine, la véritable histoire : «Je vis avec une femme qui est juive marocaine. Aussi lorsque j'entends certaines personnes dire qu'il faut foutre dehors les immigrés, j'ai peur qu'on me l'enlève».
Militant et engagé, Daniel Balavoine l'a été à la scène comme à la ville. C'est au cours d'une mission humanitaire «Paris du c½ur» au Mali qu'il trouve la mort le 14 janvier 1986 dans un accident d'hélicoptère. Quinze jours après sa disparition, son tube L'Aziza ravit la première place du Top 50 pour y demeurer huit semaines consécutives.

Tags : Balavoine - Front national - racisme - Mitterand - SOS racisme - 1986 - Hymne - Fête des potes - L’Aziza - Bataille - National Front - racism - ANTI-RACIST ORGANIZATION - on 1986 - Hymn - Party - Holiday - of the buddies - The Aziza - Battle - Jean-Marie Le Pen - François Mitterrand - arabes - Didier Varrod - Fabien Lecoeuvre

Michel Berger, L'humaniste (Documentaire audio) 01/08/2015

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Michel Berger, L'humaniste (Documentaire audio)
Michel Berger, The humanist
 
Documentaire audio relatif à la carrière de Michel Berger. Des extraits sonore nourrisse se document de 56 minutes. Daniel Balavoine et Michel Colucci dit Coluche sont largement évoqué, notamment sur leur disparition tragique en 1986
Sa vision de la politique, ce qu'il pense de Mitterrand, sa générosité, ses actions humanitaires, Actions-Ecoles, Balavoine, Coluche, SOS Ethiopie, son amour de l'Afrique et de la Chine, les chansons qui en découlent, ses sujets d'inspirations pour composer. 
 
Cette vidéo est également disponible au lien ci-dessous :
http://www.dailymotion.com/video/x2v8l1i_michel-berger-l-humaniste-documentaire-audio_music
 
Encore + de Vidéo sur / Still + of Video on : http://balamed-memory.skyrock.mobi/
TOUT SAVOIR SUR DANIEL BALAVOINE / EVERY KNOWLEDGE ON DANIEL BALAVOINE :
http://balamed.skyrock.mobi/
http://www.facebook.com/balavoine.daniel
http://www.youtube.com/user/BALAMED (+ de 300 vidéos sur la chaine Youtube)
http://www.dailymotion.com/BALAMED (+ de 250 vidéos sur la chaine Dailymotion)
http://balamedvideo.blogspot.fr/

Tags : Documentaire - audio - carrière - disparition - tragique - disparition tragique - Balamed - Daniel Balavoine - Balavoine - L’humaniste - humanitaire - Actions-Ecoles - Coluche - SOS Ethiopie - Michel Berger - France Gall - Yves Bigot - Bernard de Bosson - Jannick Top - Serge Perathoner - François Mitterrand - Patrick Haas - Mathias Goudeau - Didier Varrod - Marc Kraftchik - Alain Souchon - Documentary - career - disappearance - tragic - tragic disappearance - The humanist - humanitarian worker - SOS Ethiopia

Coluche, Balavoine, la politique et nous 04/07/2015

Coluche, Balavoine, la politique et nous
Coluche, Balavoine, the politics and we

En annonçant sa candidature, en 1980, Coluche avait trouvé un argument qui lui vaudrait au moins autant d'adhésion aujourd'hui : "le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir".
 
Le mensonge en politique, responsable de la "Misère" qu'il chantait dans son sketch et du désintérêt des citoyens pour les élections. Ce même mensonge que l'on retrouve 30 ans plus tard dans un contexte économique et social lourd et dans les affaires qui font la Une des journaux. "La droite vend des promesses et ne les tient pas, la gauche vend de l'espoir et le brise", disait-il. On aurait voulu que cette formule soit datée. Ce n'est pas le cas.
 
La même année, quelques mois plus tôt, Daniel Balavoine se mettait en colère. Face à François Mitterrand, sur Antenne 2, il criait le désespoir de la jeunesse entretenu conjointement par les médias tournant en boucle sur une actualité qui ne l'intéresse pas et par les politiques qui ne la représentent pas. 
 
Si cette scène est restée célèbre, c'est qu'elle parle encore à beaucoup. A tel point qu'elle pourrait être répétée quasiment mot pour mot. La seule différence, c'est qu'on ne parlerait plus de colère, mais d'indignation. Pas sûr que ce soit mieux.
 
Trente années pendant lesquelles les relations entre les citoyens et la politique n'auraient pas été améliorées. Pourquoi ? Parce que nous n'avons pas réussi à obliger nos représentants politiques à tenir leurs promesses et à tout faire pour transformer des espoirs en réalité. Parce que nous n'avons pas réussi à exiger d'eux un engagement politique à la hauteur de la valeur de notre vote. Parce que nous n'avons pas réussi à faire en sorte que le résultat en politique ne soit plus une option, mais un objectif.
 
Pourtant, trente ans plus tard, nous disposons de moyens qui n'existaient pas à l'époque. Là où Coluche et Balavoine arrivaient à interpeller la classe politique en cavaliers solitaires, nous avons aujourd'hui tous les moyens technologiques et réseaux potentiels pour communiquer de citoyen à citoyen. Nous avons tous les outils entre les mains pour organiser la parole citoyenne et l'ériger en contre-pouvoir des dérapages et sorties de route des responsables politiques. Nous avons ce qu'il faut pour exiger ce qui n'est finalement que la moindre des choses : que notre voix soit respectée.


Article similaire :

COLUCHE et BALAVOINE : Le Baptême noir de 1986 :
https://www.youtube.com/watch?v=m0meX1UwjAs
 
Eric Zemmour a une dent contre Balavoine & Coluche
http://balamed.skyrock.mobi/3235258479-Eric-Zemmour-a-une-dent-contre-Balavoine-&-Coluche.html
 
COLUCHE, BALAVOINE et nous autres
http://balamed.skyrock.mobi/2295739697-COLUCHE-BALAVOINE-et-nous-autres.html

Tags : Misère - François Mitterrand - Coluche - Politique - Balavoine - Candidat - Mentir - Mensonge - Colère - France 2 - Antenne 2 - Médias - Indignation - Promesses - Trente ans - Classe - Parole - Dérapage - Responsable - Poverty - Politics - Policy - Candidate - to Lie - Lie - Anger - Media - Promises - Thirty years - Class - Word - Skid - Person in charge

La star des paparazzis Sébastien Valiela, évoque sa première photo à l’affut de Balavoine 26/06/2015

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La star des paparazzis Sébastien Valiela, évoque sa première photo à l'affut de Balavoine
The star of the paparazzis Sébastien Valiela, evokes her first photo on the lookout for Balavoine
 
La devise de cette émission : être passionné et passionnant ! Du lundi au jeudi de 20h à 22h, Sidonie Bonnec et Thomas Hugues invitent les auteurs et les acteurs des histoires et des aventures les plus fascinantes. Un programme en 3 parties sur RTL comme pour exemple La star des paparazzis, c'est lui. Depuis la révélation de la liaison entre François Hollande et Julie Gayet dans le magazine Closer, on ne parle que de lui ! Du scoop au secret d'État, Sébastien Valiela vous raconte 25 ans de de traques et de révélations dans son livre Paparazzo paru chez Michalon.
 
Sur cette extrait vidéo, Sébastien Valiela évoque sa première photo de Paparazzis, la cible n'était t'autre qu'un certain Daniel Balavoine. (Ecouter par vous-même)
Sébastien Valiela est le photographe qui a réalisé - pour Closer - les clichés de François Hollande se rendant régulièrement en scooter rue du Cirque, à trois pas de l'Elysée, avec une discrétion relative, pour y retrouver l'actrice Julie Gayet. Celui-ci était déjà l'auteur, il y a vingt ans, d'un scoop qui a marqué la petite histoire de la Vème République en surprenant à la sortie du célèbre restaurant Le Divellec, place des Invalides à Paris, François Mitterrand avec Mazarine, sa fille cachée. Là aussi, le paparazzi, dissimulé, était à l'endroit ad hoc au moment-clé et, dans ce registre, ce n'est pas donné à tout le monde. Reste qu'il n'a guère eu besoin ce jour-là de faire d'énormes efforts car le président de l'époque et Mazarine sont apparus à découvert au côté du patron du restaurant. Bref, protégés mais ne se cachant pas, ou guère.
 
En cas de lien mort. Suivez le lien ci-dessous :
http://www.dailymotion.com/video/x2raude
 
TOUT SAVOIR SUR DANIEL BALAVOINE / EVERY KNOWLEDGE ON DANIEL BALAVOINE :
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http://www.facebook.com/balavoine.daniel
http://www.youtube.com/user/BALAMED (+ de 300 vidéos sur la chaine Youtube)
http://www.dailymotion.com/BALAMED (+ de 250 vidéos sur la chaine Dailymotion)
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« Je m’en souviens comme si c’était hier. L’info est tombée comme un couperet, j’avais pas dix ans. » (Tayirat) 27/01/2015

C'était l'année de « sauvez l'amour », de « l'Aziza » et de quelques autres tubes à la ritournelle éternelle. C'était l'hiver, un de ces hivers gravé dans nos mémoires dont on ne sait plus s'il était pluvieux ou gelé. 
On se souvient des lieux, de l'émotion qui nous étreint. Cour d'école, des jeux d'enfants, des mots échangés, des enfants qui s'arrêtent de jouer. Les plus grands, les CM2, se mettent à pleurer. Des cercles se forment comme pour mieux dissiper le choc. Le partager avec l'autre. Le type d'osmose que seule l'annonce d'une mort peut provoquer, même auprès de gamins. (Voir Photo 1 : Funérailles)
 
Balavoine, la voix comme un couteau, aiguisée et tranchante a longtemps essaimé les bars et les quais parisiens pour se faire un nom. Puis 1978, le single le chanteur « j'me présente je m'appelle Henri ... » explose la baraque. Il a alors 26 ans. (Voir Photo 3 : Album "Le Chanteur")

Pendant huit ans, il enchaine les albums jusqu'à devenir le chouchou des français. Ses singles y sont pour beaucoup mais son sacré caractère aussi. Il avait de la gueule Daniel Balavoine. Il disait les choses. N'avait pas peur. Tout le monde se souvient de son interview et de son face à face houleux avec François Mitterrand qu'il considère trop éloignés des soucis des jeunes. Son long diatribe finit en ces termes et en cela il fut ...
(Voir Photo 2 : Journal Télévisé de FR2 )

"Ce que je peux vous dire c'est que la jeunesse se désespère elle est profondément désespérée parce qu'elle n'a plus d'appuis, elle ne croît plus en la politique française et moi je pense qu'elle a en règle générale en résumant un peu bien raison.
Ce que je peux vous dire c'est que le désespoir est mobilisateur et que lorsque il devient mobilisateur il est dangereux et que ça entraîne le terrorisme, la bande à Baader et des choses comme ça et ça il faut que les grandes personnes qui dirigent le monde soient prévenues que les jeunes vont finir par virer du mauvais côté parce qu'ils n'auront plus d'autres solutions".

... visionnaire.
 
Daniel Balavoine est un passionné. De musique tout d'abord, mais un passionné de la vie plus largement. Engagé, il met sa notoriété au service de grandes causes : la politique, la dénonciation de la guerre, de la famine, du racisme, la défense de la liberté et de la vie. Il est passionné aussi par la course automobile, ce qui le pousse à s'engager à partir de Janvier 1983 dans le rallye Paris-Dakar. Il participe ainsi à deux rallyes en tant que concurrent (1983 et 1985) et parvient à décrocher la 30e place à l'arrivée du Dakar 1985. Au cours de cette course, il découvre l'Afrique, continent auquel il s'attache. Il participe d'ailleurs au concert français pour l'Éthiopie donné à La Courneuve en Octobre 1985.

Au début de l'année 1986, il accompagne le Paris-Dakar non pas en concurrent, mais pour suivre l'installation de pompes à eau au Sahel. Cela lui coutera la vie car il se tuera dans un accident d'hélicoptère le 14 Janvier 1986Source : kabyles.net

Article similaire :
LA DOULEUR DE RANQUINE (Février 2013)
Le père Pierre Bolet, L'homme qui à célébré les Funérailles de Daniel Balavoine (Mai 2014)

Tags : Tombée - couperet - Sauver L’amour - L’aziza - gravé - mémoires - école - CM2 - Daniel Balavoine - Mort - Pleuré - voix - couteau - aiguisée - tranchante - quai parisien - bar - je m’appelle Henri - baraque - Le Chanteur - Chouchou - français - Altercation - débat - houleux - François Mitterrand - soucis - jeune - profondément - désespérée - désespoir - mobilisateur - bande à Baader - Terrorism e - mauvais côté - Visionnaire - enterrement - funérailles - anonymes - 14 Janvier 1986 - Dakar - Accident - Paris-Dakar - Paris Dakar - grande gueule - accident d'hélicoptère - la politique - la dénonciation de la guerre - de la famine - du racisme - la défense de la liberté et de la vie - chouchou des français - cimetière - Ranquine

Contexte historique de la chanson L'Aziza 13/10/2014

Contexte historique de la chanson L'Aziza par le Lycée Vincent D'indy  de Privas en Ardèche:
 
Connu pour ses airs entraînants et ses coups d'éclat médiatiques, Daniel Balavoine est indigné par la montée en puissance du Front National. Le climat général l'inquiète. François Mitterrand, auquel il voue pourtant une grande admiration, ne partage pas ses opinions. Dans ce contexte, l'artiste écrit « L'Aziza » . 
 
Analyse des paroles
 Cette chanson est dédiée à son épouse Juive Marocaine.
 Quand il chante «Ta couleur et tes mots tout me va/Que tu vives ici ou là-bas», il souhaite la bienvenue aux peuples étrangers sur le sol français.
 A travers «Ton étoile jaune c'est ta peau» il souhaitait heurter l'opinion publique en faisant allusion au sort des Juifs pendant la seconde guerre mondiale.
 Avec ce titre, qui signifie «ma chérie» en arabe, il exprime sa colère contre le racisme  dans un message de paix.
 
Conclusion
En ce milieu des années 1980, une ambition anime pleinement Daniel Balavoine. Par l'intermédiaire de sa musique, il espère conduire les masses à s'ouvrir sur le monde. Il voulait les inciter à aller vers plus de réflexion, à se rendre à l'école et à se plonger dans les livres. Pour cette  raison, il était fier d'avoir fait de L'Aziza un tube. Plus d'un million de personnes se procurent le titre phare de l'album Sauver l'amour. Après le décès du musicien, il se hissera à la première place du Top 50. L'Aziza appartient au patrimoine de la chanson française.   

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Aziza est un prénom arabe. (Partie 2/2) : Le cri spontané de Balavoine pour L’aziza 06/07/2014


 
En 1985, le Front national monte en puissance dans la vie politique française, ce qui indigne Daniel Balavoine. En effet, le climat général en France inquiète le chanteur et auteur-compositeur de trente-trois ans, puisque le Président de la République François Mitterrand, pour qui il voue une grande admiration mais qui ne partage ses états d'âmes, organise à son initiative les législatives de 1986 à la proportionnelle, qui ouvriront les portes de l'Assemblée Nationale à l'extrême droite. Dans ce contexte morose, Balavoine écrit le titre, exprimant sa colère dans un message de paix. Selon Didier Varrod, auteur du livre Le Roman de Daniel BalavoineL'Aziza était un « cri spontané».
 
Par cette chanson, Balavoine rend également hommage à sa femme Corine, juive d'origine marocaine : « Je vis avec une femme qui est juive marocaine. Aussi lorsque j'entends certaines personnes dire qu'il faut foutre dehors les immigrés, j'ai peur qu'on me l'enlève». Quand il chante «Ta couleur et tes mots tout me va/Que tu vives ici ou là-bas», Balavoine souhaite la bienvenue aux peuples étrangers sur le territoire français, avec toutefois une condition : «Je te veux, si tu veux de moi».
 
Daniel Balavoine dira en 1985 « Ce qui me gêne dans SOS Racisme, c'est de chercher à faire croire aux gens qu'on peut mélanger les races sans qu'il y ait le moindre problème. Or, ce qui fait la beauté des races, c'est leur différence. Il y a un énorme fossé entre les races, mais il faut apprendre à le franchir. J'aime les Arabes, ce sont des gens fantastiques qui ont souvent bien plus de dignité que ceux qui en parlent de manière assez éc½urante. »
 
Sur ce lien Cheb Hasni chante « N'chouf L'aziza » : http://www.youtube.com/watch?v=S04NWzZ17As#t=58
Sur ce lien Daniel Balavoine chante : « L'aziza » : http://www.youtube.com/watch?v=IjhD6SXgHFQ&feature=kp 

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"La droite vend des promesses et ne les tient pas, la gauche vend de l'espoir et le brise" Michel Colluci 16/02/2014

Coluche, Balavoine, la politique et nous

En annonçant sa candidature, le 14 Décembre 1980. Un sondage paru dans le Journal du Dimanche crédite Coluche de 16% .Malgré la censure, la popularité de Coluche se confirme .Valery Giscard d'Estaing aurait alors confié, via M. Christian Bonnet (son Ministre de l'Intérieur) une mission : "détruire politiquement Coluche".
 
Durent sa candidature il reçoit des appels téléphoniques dont un qui fait froid dans le dos puisque l'interlocuteur lui dit que "SA PASSION POUR LES DEUX-ROUES POURRAIT LUI ÊTRE FATALE" et que "IL POURRAIT DÉRAPER MÊME SUR CHAUSSÉE SÈCHE".
Malheureusement, la coïncidence fera que, 5 ans plus tard, il décédera d'un accident de moto...

Éc½uré par les pressions exercées, Coluche réunit une centaine de journalistes le 6 avril 1981, à un mois du scrutin, pour leur annoncer qu'il se retire car "il ne trouve plus ça drôle alors s'il n'en rit plus, comment va-t-il faire pour faire rire les autres ?"
 
Le mensonge en politique, responsable de la "Misère" qu'il chantait dans son sketch et du désintérêt des citoyens pour les élections. Ce même mensonge que l'on retrouve 30 ans plus tard dans un contexte économique et social lourd et dans les affaires qui font la Une des journaux. "La droite vend des promesses et ne les tient pas, la gauche vend de l'espoir et le brise", disait-il. On aurait voulu que cette formule soit datée. Ce n'est pas le cas.
 
La même année, quelques mois plus tôt, Daniel Balavoine se mettait en colère. Face à François Mitterrand, sur Antenne 2, il criait le désespoir de la jeunesse entretenu conjointement par les médias tournant en boucle sur une actualité qui ne l'intéresse pas et par les politiques qui ne la représentent pas. 
Extrait : "Mr Mitterrand, vous nous avez parlé pendant dix minutes de l'affaire Georges Marchais, dont tout le monde se fout strictement. » Plus loin, l'adolescent attardé révèle aussi qu'il est un peu informé : « Je voudrais qu'on me dise qui ose encaisser 700 francs par mois par travailleur émigré pour les loger dans des poubelles. Je voudrais qu'on me l'explique parce que moi je ne le sais pas. » Et puis évidemment, in cauda venenum : « Ce que je peux vous dire, c'est que la jeunesse se désespère, qu'elle n'a plus d'appui. Elle ne croit plus dans la politique française et je pense qu'elle a, en règle générale, bien raison. Le désespoir est mobilisateur, et lorsqu'il est mobilisateur il devient dangereux. Il faut que les grandes personnes qui dirigent le monde soient prévenues que les jeunes vont finir par virer du mauvais côté parce qu'ils n'auront plus d'autres solutions. Et je vous remercie de m'avoir laissé parler. »

Si cette scène est restée célèbre, c'est qu'elle parle encore à beaucoup. A tel point qu'elle pourrait être répétée quasiment mot pour mot. La seule différence, c'est qu'on ne parlerait plus de colère, mais d'indignation. Pas sûr que ce soit mieux.
 
Trente années pendant lesquelles les relations entre les citoyens et la politique n'auraient pas été améliorées. Pourquoi ? Parce que nous n'avons pas réussi à obliger nos représentants politiques à tenir leurs promesses et à tout faire pour transformer des espoirs en réalité. Parce que nous n'avons pas réussi à exiger d'eux un engagement politique à la hauteur de la valeur de notre vote. Parce que nous n'avons pas réussi à faire en sorte que le résultat en politique ne soit plus une option, mais un objectif.
 
Pourtant, trente ans plus tard, nous disposons de moyens qui n'existaient pas à l'époque. Là où Coluche et Balavoine arrivaient à interpeller la classe politique en cavaliers solitaires, nous avons aujourd'hui tous les moyens technologiques et réseaux potentiels pour communiquer de citoyen à citoyen. Nous avons tous les outils entre les mains pour organiser la parole citoyenne et l'ériger en contre-pouvoir des dérapages et sorties de route des responsables politiques. Nous avons ce qu'il faut pour exiger ce qui n'est finalement que la moindre des choses : que notre voix soit respectée.
 
Alors qu'attendons-nous ?

Retrouvez l'enquête réalisée par Secrets d'actualité (M6) qui lève le voile sur la carrière éphémère du candidat Coluche ( Partie 1 ) - (Partie 2 ) - ( Partie 3 ) Article complet sur la mort de Coluche ( Ici )

Ici, Vidéo archive sous le titre : COLUCHE et BALAVOINE : Le Baptême noir de 1986
Ici, Article sous le titre COLUCHE, BALAVOINE et nous autres
Ici, Vidéo archive sous le titre : Les Colères de Daniel BALAVOINE

Tags : coluche - Daniel BALAVOINE - Valery Giscard d'Estaing - détruire politiquement - François Mitterrand - Le désespoir est mobilisateur - pressions - classe politique