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"Nous avons découvert les bandes d’enregistrement de : sauver l’amour" (Didier Varrod) 28/08/2016

Nous avons découvert les bandes d'enregistrement de « sauver l'amour » Didier Varrod
We discovered the bands of recording " to save love "


(Photo : Studio d'enregistrement de Daniel Balavoine à Colombes en Hauts-de-Seine)

Nous avons vécu tous ensemble quatre jours au studio Daniel Balavoine du Palais des Congrès à Paris. Là où il avait mixé son dernier album. Et ensemble nous avons découvert les bandes d'enregistrement de « sauver l'amour ». Nous avons été saisi par une incroyable émotion lorsque nous avons pu écouter les pistes séparées, ou tout à coup nous étions seuls avec la voix de Daniel.

Une voix qui tutoie toujours les anges, une voix de combats et de larmes, de colères et d'espoirs inouïs.  Nous avons écouté des paroles si fortes, si belles, si intenses que nous avons cru un temps qu'en fait, il avait vraiment réussi à sauver l'amour...Et que nous ne nous en étions pas aperçus. J'ai eu envie de ne pas laisser ces paroles intenses au contact de la dilution de l'air, ou prisonnières d'une mécanique naturelle de montage.

J'ai eu besoin de les partager. Parce que l'époque est si dure, si violente, qu'il est peut-être encore temps d'écouter celles et ceux qui se sentent héritiers de sa force motrice, de son incroyable magnétisme, de cette présence si incarnée vers et pour le monde extérieur. C'était avant même le chaos du 13 novembre 2015. Depuis ces heures sombres, la parole du chanteur ricoche plus fort. Ce film est un témoignage d'amour, qui rend hommage à une œuvre pleine et entière, et à un chanteur courageux et populaire. 


Un grand ensemble visionnaire qui nous prouve qu'il n'est peut-être pas trop tard pour que le monde retrouve le sens et la magie du commencement. C'est aussi un don pour sa famille, celle que je ne connais pas et celle que j'ai eu la chance de reconnaître. Avec en premier lieu, Joana, fille d'un père qu'elle n'a pas connu mais qui illustre avec tant de force et d'émotion cette jeunesse qui est bien « cette douleur ancienne en manque de compréhension ». Lui donner enfin la parole était lui manifester précisément que le temps de la compréhension était enfin venu. Et elle s'est livrée avec une sincérité désarmante. C'est une jeune fille d'aujourd'hui qui parle d'un héritage qui prend toute sa dimension 30 ans plus tard. Pour rester en éveil, elle nous dit qu'il n'y a plus d'autre moyen que de respirer dans le creux de ses chansons.


Pour le retrouver, intact et incandescent. Et tenter à notre tour de vivre. Ou de survivre.

 « J'me présente, je m'appelle Daniel », de Didier Varrod et Nicolas Maupied
(diffusé le 30 décembre sur France 3).

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"Joana Balavoine Mon père, ma fierté" Extrait de PARIS MATCH du 17 décembre 2015 17/12/2015

Joana Balavoine Mon père, ma fierté
 
Elle est née cinq mois après la mort du chanteur. Pour la première fois, Joana Balavoine parle. Exclusif
La fille de Daniel Balavoine, Joana, est venue au monde quelques mois après sa mort brutale. A l'occasion du trentième anniversaire de cette disparition, elle a décidé de parler de lui, pour la première fois, dans un documentaire-­événement qui lui est consacré : « J'me ­présente, je m'appelle Daniel ». Pour Paris Match, elle revient en exclusivité sur les raisons de sa confession.
 
A lire aussi: Didier Varrod: “Lorsque Balavoine était en vie, je n'avais pas peur”

Paris Match. Joana ­Balavoine... Pourquoi n'as-tu pas gardé le nom de ta mère ?
Joana Balavoine. C'est une belle ­histoire que ma maman m'a expliquée à l'adolescence. Je suis née en juin 1986, mon papa est mort cinq mois avant... Et, naturellement, comme ils n'étaient pas mariés, je portais le nom de ma mère. Sauf qu'elle a souhaité, tout de suite après ma naissance, que je puisse aussi porter le nom de mon père. Notre avocat, Sylvain Jaraud, a engagé à ma naissance une ­procédure judiciaire pour me faire reconnaître post mortem par mon père et, donc, pour porter son nom... Il a fallu faire des démarches administratives un peu fastidieuses, qui finalement ont abouti. En effet, juste avant sa disparition, papa avait plusieurs fois annoncé à des médias que maman était enceinte, ce qui attestait ainsi de la véracité des faits. C'est donc grâce aux journaux que je porte mon nom. [Rires.] Et, effectivement, sur mon acte de naissance, il y a le nom de jeune fille de ma mère qui est barré et Balavoine inscrit juste à côté. C'est une jolie histoire.

Jean-Jacques Goldman, un héros si discret
Et tu n'as jamais eu envie de renoncer à ce nom célèbre ?
Dans ce nom, Balavoine, il y a l'idée de se battre. Et il y a la voix. Si on va plus loin, on peut même y lire qu'il va falloir avoiner. [Rires.] Pourquoi je changerais un tel étendard ? Ça donne des ailes.
 
"A FORCE D'ÉCOUTER LES GENS ME PARLER DE MON PÈRE, J'AI ­REGARDÉ SES INTERVIEWS ET J'AI DÉCOUVERT SES CHANSONS..." JOANA BALAVOINE
A quel moment as-tu réalisé que tu étais la “fille de” ?
Je n'avais pas de papa. Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai... J'avais un papa qui n'était pas là, et j'ai compris que ce n'était pas normal d'avoir juste une maman. Progressivement, je me suis retrouvée en lui. A force d'écouter les gens m'en parler, j'ai ­regardé ses interviews et j'ai découvert ses chansons...
 
« Génération Balavoine », par Didier Varrod, éd. Fayard.DR
Je me suis dit : “Bizarre, il y a un peu de moi là-dedans.” Et puis un jour un ami m'a remis un bouquin avec ses textes. C'est le poids de ses mots qui m'a traversée, la manière dont il les avait choisis, leur puissance percussive et la force des messages qui ricochent encore aujourd'hui.

Mais à quel moment as-tu vraiment pris conscience de son absence ?
Spontanément, je dirais que c'est à la mort de Michel Berger. J'avais 6 ans. D'un seul coup, des gens que j'aimais n'avaient plus de papa non plus. [Silence.] ...
Découvrez la suite de cet entretien dans Paris Match dans tous les kiosques jeudi 17 décembre 2015
 
Daniel Balavoine: Le témoignage touchant de sa fille !

Liens
https://www.youtube.com/watch?v=r9TfMxBvQ6Aiens 2

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