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« Je m’en souviens comme si c’était hier. L’info est tombée comme un couperet, j’avais pas dix ans. » (Tayirat) 27/01/2015

C'était l'année de « sauvez l'amour », de « l'Aziza » et de quelques autres tubes à la ritournelle éternelle. C'était l'hiver, un de ces hivers gravé dans nos mémoires dont on ne sait plus s'il était pluvieux ou gelé. 
On se souvient des lieux, de l'émotion qui nous étreint. Cour d'école, des jeux d'enfants, des mots échangés, des enfants qui s'arrêtent de jouer. Les plus grands, les CM2, se mettent à pleurer. Des cercles se forment comme pour mieux dissiper le choc. Le partager avec l'autre. Le type d'osmose que seule l'annonce d'une mort peut provoquer, même auprès de gamins. (Voir Photo 1 : Funérailles)
 
Balavoine, la voix comme un couteau, aiguisée et tranchante a longtemps essaimé les bars et les quais parisiens pour se faire un nom. Puis 1978, le single le chanteur « j'me présente je m'appelle Henri ... » explose la baraque. Il a alors 26 ans. (Voir Photo 3 : Album "Le Chanteur")

Pendant huit ans, il enchaine les albums jusqu'à devenir le chouchou des français. Ses singles y sont pour beaucoup mais son sacré caractère aussi. Il avait de la gueule Daniel Balavoine. Il disait les choses. N'avait pas peur. Tout le monde se souvient de son interview et de son face à face houleux avec François Mitterrand qu'il considère trop éloignés des soucis des jeunes. Son long diatribe finit en ces termes et en cela il fut ...
(Voir Photo 2 : Journal Télévisé de FR2 )

"Ce que je peux vous dire c'est que la jeunesse se désespère elle est profondément désespérée parce qu'elle n'a plus d'appuis, elle ne croît plus en la politique française et moi je pense qu'elle a en règle générale en résumant un peu bien raison.
Ce que je peux vous dire c'est que le désespoir est mobilisateur et que lorsque il devient mobilisateur il est dangereux et que ça entraîne le terrorisme, la bande à Baader et des choses comme ça et ça il faut que les grandes personnes qui dirigent le monde soient prévenues que les jeunes vont finir par virer du mauvais côté parce qu'ils n'auront plus d'autres solutions".

... visionnaire.
 
Daniel Balavoine est un passionné. De musique tout d'abord, mais un passionné de la vie plus largement. Engagé, il met sa notoriété au service de grandes causes : la politique, la dénonciation de la guerre, de la famine, du racisme, la défense de la liberté et de la vie. Il est passionné aussi par la course automobile, ce qui le pousse à s'engager à partir de Janvier 1983 dans le rallye Paris-Dakar. Il participe ainsi à deux rallyes en tant que concurrent (1983 et 1985) et parvient à décrocher la 30e place à l'arrivée du Dakar 1985. Au cours de cette course, il découvre l'Afrique, continent auquel il s'attache. Il participe d'ailleurs au concert français pour l'Éthiopie donné à La Courneuve en Octobre 1985.

Au début de l'année 1986, il accompagne le Paris-Dakar non pas en concurrent, mais pour suivre l'installation de pompes à eau au Sahel. Cela lui coutera la vie car il se tuera dans un accident d'hélicoptère le 14 Janvier 1986Source : kabyles.net

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