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Daniel n'aurait jamais voulu qu'on l'utilise comme Claude FRANÇOIS 21/04/2017

Daniel n'aurait jamais voulu qu'on l'utilise comme Claude FRANÇOIS
Daniel would never have wanted that we use him it as Claude François

Patrick Juvet évoqué les compilations et les albums tribute,et autres sortie en Janvier 2016, notamment. Égratignant au passage celui réalisé autour des tubes de Daniel BALAVOINE.

"Pour l'anniversaire de la disparition de Daniel BALAVOINE, on m'a beaucoup demandé. J'ai appelé son frère : "Je suis désolé, je refuse toutes les télés, est-ce que ça te...". Il m'a répondu : "Merci". Daniel n'aurait jamais voulu qu'on l'utilise comme Claude FRANÇOIS pour faire cette commémoration... J'étais demandé sur toutes les télés de France, mais je ne voulais pas. Il y a eu des grosses émissions avec des nouveaux comme Emmanuel MOIRE qui ont tous rechanté du BALAVOINE. Si tu regardes bien, la famille n'est pas venue. Joana, sa fille qu'il n'a pas connue (dont le premier EP est sorti il y a deux ans), a écrit un très beau livre avec MAROUANI en me posant beaucoup de questions. Elle m'a confié que BALAVOINE n'aurait pas aimé qu'on fasse une émission hommage... J'en avais fait à l'époque avec "Sacrée soirée"".

Tags : Patrick Juvet - Daniel Balavoine - Hommage - Tribute - Anniversaire - Claude François - Famille - Marouani - Sacrée soirée - Anniversary - Family - Hell of a night

Michel Berger, Le dernier souffle : « «Je n'avais jamais rien fait toute seule. J'ai toujours eu besoin de l'intelligence des autres » (Partie 3/4) 25/07/2014

Ambiance des préparatifs. Contactée, Vanessa Paradis accepte instantanément. Dans le métier, on affirme que Michel songeait à lui écrire un album. En interprétant La Minute de silence avec tant de grâce, elle offre aux télé- spectateurs une minute d'éternité. Patrick Bruel tremble à l'idée de chanter Seras-tu là. En pleine nuit, il téléphone à France pour lui soumettre de nouveaux arrangements ! Cabrel, pourtant en tournée aux Antilles, répond présent à l'invitation. Quelques mots d'amour prennent avec lui le tempo d'une biguine. Alain Chamfort rentre précipitamment de Belgique. Il souffre d'un mal de gorge, et France le soigne avec du thé au miel. Entouré des musiciens de Michel, Marc Lavoine répète Le Paradis blanc et s'inquiète de ne pas trouver le bon phrasé...

L'émission, à la fois sobre et gaie, est diffusée le 25 janvier, sur Antenne 2, six mois après la mort de Berger. Personne ne s'étonne du sourire de France. Tant chacun sait ce qu'il sous-tend d'énergie et de rage de vivre.
Pour le magazine Elle, en février, France Gall accepte de rompre son silence. « Continuer, je pense que je n'avais pas le choix. Ne rien faire, m'arrêter, ça m'aurait donné des regrets. Ça m'oblige à être occupée. Mais tout ça, ce sont de mauvaises raisons. L'unique raison, c'est que j'ai envie de le faire, c'est tout. Moi qui ai peur de tout, la seule chose qui ne me fasse pas peur, c'est d'aller chanter devant les gens. C'est un rendez-vous d'amour, ce n'est que de l'amour à prendre et à donner. (...)»
 
Elle évoque également sa décision de remonter sur scène. « Je suis pratiquement sûre que j'ai décidé de faire Bercy très vite après la mort de Michel, et même si je ne l'ai formulée que trois mois plus tard, l'idée m'est venue très vite. Ne pas enterrer cet album, ne pas enterrer ces chansons. Les faire vivre. »
Bercy : un paradoxe ! Car pour témoigner de Michel, rien n'est trop beau, rien n'est trop vaste. Aucun défi n'est plus exaltant que de tenter de remplir la salle la plus grande de l'Hexagone. Cela, France veut se le prouver à elle-même. Elle désire réunir dans l'amour le plus de gens possible.
Elle se lance à c½ur perdu dans la bataille. Choisit ses six musiciens, conçoit, pour la première fois seule, les décors, et sélectionne les orchestrations. «Je n'avais jamais rien fait toute seule. J'ai toujours eu besoin de l'intelligence des autres. Je m'étais toujours laissé porter. Surtout pour les spectacles. Je n'ai jamais eu besoin de l'ouvrir, puisque j'avais quelqu'un qui me ressemblait tellement qu'il disait les choses avant moi. Quelqu'un qui avait une énergie extraordinaire, qui s'occupait de tout... Là, qui pourrait être mon regard ? On était deux, et plus que deux même, parce que moi, je comptais pour une, et lui pour neuf ! (...) Je n'avais jamais eu une idée, même dans le choix des musiciens, même dans la liste des chansons qu'on fait sur scène. Je n'avais jamais eu besoin de le faire moi-même. (...) C'est lent, c'est beaucoup plus lent qu'avant, je prends mon temps, mais je suis contente de mes choix. Je suis entourée de grands professionnels, et ça avance. J'arrive à avoir une idée de ce spectacle. Je sais dans quel esprit je vais le faire, comment je vais entrer en scène, comment je vais en sortir, ce que je vais mettre dedans. Ma force, c'est peut-être tout ce que j'ai emmagasiné en silence, mais sans souffrance. Un silence voulu, contente d'être en silence. En fait, je me rends compte que je n'ai pas arrêté d'apprendre. » Pourtant, alors que tout se prépare, alors que toute une semaine a été retenue, du 1er au 6 juin, France Gall doit renoncer à Bercy. Ordre médical : elle souffre d'un cancer du sein.
 
L'information bouleverse à nouveau le pays. Ce sort qui s'acharne est monstrueux d'injustice.
France ignore encore l'étendue du mal. « Quand on vous dit cancer, on pense tout de suite qu'on va mourir. Et là, je me suis effondrée. C'était insupportable à cause de mes enfants. Je n'ai pas hurlé parce que j'étais entourée de médecins. Mais pour la première fois, j'ai parlé à Michel. Je lui disais : "Pourquoi m'as-tu abandonnée ?" » La presse s'emballe ! Un florilège de couvertures alarmistes inquiètent le public. Heureusement, la providence veille. Après un traitement assumé avec beaucoup de courage, France guérit de son cancer. Définitivement. Elle a eu très peur, mais « le petit caporal » a su vaincre. Et peut annoncer fièrement les sept nouvelles dates de son spectacle de Bercy : les 10, 11, 12, 22, 23, 24 et 25 septembre 1993.
« Au moment où j'ai dû annoncer que j'étais atteinte d'un cancer, la plupart des articles ont été négatifs, dramatisant, ignorant les informations encourageantes. Comme si ceux qui font les journaux, pensant que leurs lecteurs ont besoin de savoir que les gens souffrent, en rajoutent à plaisir, enlaidissent, bafouent, trichent, salissent. Peut-être certains lecteurs ont-ils ce besoin, puisque ces magazines se vendent bien ? Moi, je suis quelqu'un de positif. D'un malheur, d'une souffrance, d'un problème, je tire instinctivement une force nouvelle. »
A côté de cette presse qui colporte les rumeurs, France se souvient de l'abondant courrier d'encouragement reçu dans l'épreuve. Des lettres de femmes, souvent, et différentes de sa correspondance habituelle. Les lettres qui lui arrivent par centaines, dans son appartement parisien du VIIIe arrondissement, sont écrites, cette fois, par des femmes de sa génération. Et non plus seulement par des jeunes de moins de vingt-cinq ans. Sous les grandes baies qui s'ouvrent généreusement vers le ciel, au milieu des toiles aux couleurs vives, elle prend le temps de tout lire. L'émotion est là.
 
« Il y avait une grande tendresse dans ces lettres. (...) J'ai perçu une reconnaissance de moi, femme, en tant que telle. Or, je n'avais jamais vraiment pensé à moi en ces termes : à mes yeux, j'étais la mère de famille, l'épouse, la chanteuse. Cela va vous faire sourire : je me suis sentie une Française, parmi les Françaises. Une femme parmi les femmes. Je me suis aussi rendu compte à travers ce courrier à quel point les femmes pouvaient s'entraider. A quel point les femmes aimaient les autres femmes. Ça m'a beaucoup touchée  »
C'est une nouvelle France qui met le siège sur Bercy. Transformée, elle ne s'est jamais sentie davantage elle-même. Plus aucun garde-fou ne contrarie son désir d'assumer seule son destin. Bercy sera à sa seule image.
Pauline et Raphaël sont pour beaucoup dans la réussite du pari fou de Bercy. A leur tour, ils ont su soutenir leur mère. « Ils n'avaient pas un papa comme tout le monde, et le mur de caméras et d'appareils photo, au cimetière, les a fait basculer du jour au lendemain dans un univers public. On n'y peut rien, même si on ne le désire pas. Et maintenant, c'est trop tard. Au début, ils ne voulaient pas que je fasse ce spectacle, car ils avaient peur pour moi. Ils pensaient que je n'y arriverais pas toute seule. J'ai voulu les sécuriser, en les emmenant aux répétitions avec les musiciens, en leur faisant partager beaucoup plus de moments professionnels et en les impliquant davantage. Ils ont d'ailleurs une vision très juste de ce qu'il faut faire ou pas. J'ai gagné leur confiance, je crois. De toute façon, je n'aurais pas pu faire tout ça sans eux»

Pour Pauline et Raphaël, la mort de Michel a fait de France une mère plus que maman, devant assumer une multitude de responsabilités supplémentaires. « Parfois, le soir quand je rentre chez moi, je m'aperçois que je suis seule dans la rue, que c'est moi dont les enfants guettent le bruit des clés qu'on pose sur la table d'entrée. Je suis devenue le chef de famille. Je vis une vie d'homme. C'est ainsi, je n'ai pas le choix. »
France n'a pas voulu, loin de là, que Bercy ressemble à une veillée funèbre. « Si certains viendront voir la veuve de Michel Berger, j'espère qu'ils sortiront en ayant vu France Gall . » Pour que le spectacle soit réussi, elle a demandé à ses musiciens de se donner au maximum. « Avant de travailler avec l'équipe qui est avec moi sur et autour de la scène, et qui travaillait avec nous depuis longtemps, j'ai demandé à chacun de me donner ce qu'il n'avait jamais donné à personne auparavant. Ils l'ont fait. ».

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Michel Berger, Le dernier souffle : « Gommer progressivement la peur du lit vide et froid Affronter la penderie, remplie de ses vestes. Oser ouvrir les tiroirs de son bureau, se résoudre à trier tes papiers. Un jour plus douloureux que les autres (Partie 4/4) 29/07/2014

Michel Berger, Le dernier souffle : « Gommer progressivement la peur du lit vide et froid Affronter la penderie, remplie de ses vestes. Oser ouvrir les tiroirs de son bureau, se résoudre à trier tes papiers. Un jour plus douloureux que les autres (Partie 4/4)
Toutes les orchestrations des chansons sont refaites dans l'esprit de l'album Double Jeu. Les musiciens qui jouent aux côtés de France sont également ceux du disque. Sur la scène de Bercy, France interprète ses propres succès, mais également ceux de Michel, Mademoiselle Chang - qui sor­tira en CD deux titres -, Quelques mots d'amour ou Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux, et plusieurs titres de leur album commun.
Sa façon d'entrer en scène, d'abord, est pour te moins inattendue. France est habillée d'un pantalon noir, de boots et d'une veste rouge. Surprise ! Elle présente au public un cintre d'où retombe une somptueuse robe de scène, constellée de paillettes rouges.
 
Explication: « Quand on a un rendez-vous comme ça, on a envie d'être la plus belle possible. Je me suis dit : "Je vais me faire dessiner une robe par un grand couturier." Et la robe, je l'ai vue hier. Un beau tissu, je l'ai essayée. Mais je ne me sentais pas très à l'aise dedans. Alors j'ai préféré venir vous voir comme ça, dans mon costume de répétition. Mais comme j'ai payé cette robe une fortune, je vous la montre quand même ! »

Ambiance rock dans la première partie du spectacle, puis atmosphère jazzy acoustique, ponctuée par La Minute de silence. « Quand Michel interprétait cette chanson, il vous demandait de ne pas applaudir. Je vous demande de faire le silence avec cette chanson. » Le public écoute, saisi. Et n'applaudit pas.
Pour la dernière partie du show, France est entourée de vingt-six jeunes de l'association Droit de Cité, créée en 1992 autour du champion de boxe Jean-Pierre Masdoua, pour montrer que les jeunes sont capables de s'exprimer autrement que par la délinquance et le désespoir. « Ils vien­nent d'un peu toutes les banlieues, de Paris, Lyon , Marseille. Moi. je l'avoue, j'avais besoin de leur enthousiasme, de leur fraîcheur. Je ne les ai pas aidés, ils m'ont aidée.»
Grâce à eux, grâce aussi à l'incroyable ferveur d'un public venu très nombreux, France savoure ses meilleurs moments depuis deux ans. « Je me coule littéralement dans la musique de Michel, elle est à moi, elle est pour moi. On ne fait qu'un. Je suis totalement portée par la musique et les mots. J'ai ce que les chanteurs recherchent toute leur vie, et c'est le bonheur. J'ai vraiment le sentiment d'être le plus proche de ce que je suis. Je n'ai jamais été autant moi. Je suis moi. Et ça c'est extraordinaire ! »
Avant de regagner les coulisses, France interprète l'ultime chanson de son ultime album avec Michel: Jamais partir Même si tout doit toujours finir bien L'avenir n'a qu'à revenir demain Retenir un peu le plaisir dans nos mains Juste le temps de se souvenir au moins Il ne faudrait Jamais partir.

Août 1994. Deux ans se sont écoulés depuis le drame. Une voiture s'arrête devant la « Grande Baie ». France et les enfants en descendent. C'est la première fois que les pièces, les meubles ne désignent pas cruellement l'absent.
Réapprivoiser ce lien a été une bataille difficile à gagner. Volontaire, France s'est pourtant très vite imposé cette épreuve. Ici, elle a déjà séjourné quelques jours, à Noël. Cela ne s'était pas trop mal passé. La saison, différente, lui permettait de voir le paysage avec des yeux nouveaux. Décembre effaçait le souvenir d'août
Mais le premier été fut terrible. Les images des derniers instants de Michel la hantaient sans cesse. « Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, j'y ai pensé, confiait-elle à une journaliste de Marie-Claire. Cela a été atroce, mais je voulais être avec mes enfants pendant six semaines. C'est là qu'ils voulaient aller. Eux n'ont pas vécu les choses dans cet endroit, comme moi. Cela n'est pas lié à des souvenirs précis. »
Michel Berger, Le dernier souffle : « Gommer progressivement la peur du lit vide et froid Affronter la penderie, remplie de ses vestes. Oser ouvrir les tiroirs de son bureau, se résoudre à trier tes papiers. Un jour plus douloureux que les autres (Partie 4/4)

«Il fallait déjà que je traverse cette période sans m'écrouler et j'étais loin de me douter à quel point cela allait être difficile.» Il fallait tenter de vivre avec ces silences opaques, oublier le bruit de la porte d'entrée, l'écho de son pas léger, sa manière bien à lui de se servir un verre, de s'installer au piano...
Gommer progressivement la peur du lit vide et froid Affronter la penderie, remplie de ses vestes. Oser ouvrir tes tiroirs de son bureau, se résoudre à trier tes papiers. Un jour plus douloureux que les autres, France découvre la rai­son d'un chagrin de plus.
 
Une lettre, adressée par le père de Michel à l'un de ses confrères médecin, lui demandant de recevoir son fils, qu'il sait fragile du c½ur... Michel avait sans doute négligemment rangé la lettre. « Si j'en avais eu connaissance, se révolte France, j'aurais pu sauver Michel ! Je l'aurais forcé à se soigner. Mais il ne s'intéres­sait pas à sa santé. Tout était dans sa tête et dans ses doigts ". »
Supplice de se dire, de se répéter inlassablement : pourquoi n'a-t-il rien dit? Pourquoi ne m'a-t-il pas parlé? J'aurais su, il serait là encore... Près de moi, près des enfants. Vivant ! Pourquoi, mais pourquoi...

En redécouvrant les autres, France glane peu à peu des bribes de réponse à cette question lancinante. Pareille à une fleur longtemps privée d'eau, elle cherche en elle un itiné­raire de lumière. « Michel pensait qu'après la mort, il n'y a rien. Comme j'admirais Michel, j'ai beaucoup adopté ses idées, dont celle-là : après la mort, il n'y a rien. Mats pen­ser que Michel, avec toute la beauté qui l'habitait, est dans un cercueil et que tout s'arrête là est une idée qui m'est insupportable. Depuis qu'il a disparu, je suis donc mon propre chemin à travers mes questions. Je me dirige vers un domaine où je n'étais jamais allée et dont l'appel comble sans doute un besoin de réponses. »

France a désormais surmonté sa détresse. Elle peut vivre sans Michel, car elle sent, au plus profond de ses fibres qu'il est avec elle, en elle. Il ne la quitte plus. Il veille sur sa vie et sa carrière. Il l'accompagne sur scène, aussi sûre­ment que jadis.
Le grand piano blanc n'est pas muet. Pour France seule, il continue à jouer les partitions de leur amour. Un amour de dix-huit ans, qui garde de cet âge la fraîcheur sucrée du premier baiser, le goût de l'aube qui se lève sur le ciel du lit et l'enchantement des promesses éternelles. A chacun de ses pas, France marche dans la lumière. Son ombre, décou­pée sur le sol, a pris le sourire de Michel.

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Ba El Oued : L’anecdote de Balavoine 15/03/2014

Ba El Oued : L'anecdote de Balavoine
 
Un souvenir de Djamila en Mai 2012  sur le site algermiliana. Elle nous retrace une anecdote sur Daniel Balavoine dans les années 80.
 
"Le moment de mon adolescence c'était une partie de ma vie qui m'a beaucoup marqué. Tous
ce qui s'est passé dans le quartier, on le savait, par la voisine, les amies,(en gros teghete3h)
lol. Nous, les filles, on faisait de la couture ensemble, chez ma voisine qui donnait des
Cours, c'est surtout elles qui cousaient, moi je papotais lol des après midi de rigolade!
Il y avait notre voisin le meilleur ami de mon frère qui travaillait au cinéma l'Atlas, mon frère je
Crois qu'il a vu tous les films a l affiche...le soir quand il rentrait, il nous racontait tout le film
En détail, le cinéma italien. Nous en était transporté, on le vivait, je pouvais te raconter le
Film sans l'avoir vu. Puis début des années 80, l'Atlas (Voir Photo) programmait beaucoup de soirées,
des Spectacles qui venaient du monde entier, sans oublier tous les chanteurs , les plus
Grands sont venus dans cette salle mythique.
Moi j'ai pu aller voir Aznavour, Toto Cutugnio, Warda el Djazeria avec ma famille et mes voisins
Soirées inoubliables, même si se n'était pas mon style de chanteuse, mais pour le spectacle
ça valait le coup .Le dernier que j'avais vu c'était Daniel Balavoine, il était beau comme un
C½ur, j avais sa photo dédicacée, posée dans ma chambre et je disais à tout le monde que
C'était mon fiancé, tout le monde me croyait pour celles
Qui ne le connaissaient pas ha ha c'est beau d'avoir 18 ans ! " 
 
A SAVOIR : 
Cinéma Atlas (ex-Le Majestic)
Construit en 1930 à l'initiative de Joseph Seiberras, un homme du 7e art à l'origine de la création de plusieurs salles de spectacle à travers l'Algérie. Le Majestic (Atlas aujourd'hui) était la plus grande salle de cinéma en Afrique du Nord. A un jet de pierre de là, se dressait l'église Saint- Vincent-de-Paul, devenue mosquée El-Takoua. Il est à signaler que cette salle a accueilli par le passé, plusieurs artistes de renommée internationale tels que : Myriam Makeba- Charles Aznavour- Village People- Bob Marley- Demis Roussos- Johnny Hallyday- Nana Mouskouri- Warda El Djazairia - Wadie Essafi- Fayrouz .........

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