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Il me disait 'L'ignorance tue' (Didier Varrod) 14/08/2016

"Il me disait 'L'ignorance tue' et il faisait de l'éveil une vertu essentielle"
" He told me ' the ignorance kills ' and he(it) made of the awakening an essential virtue "

(Partie 4)
Le sentiment, il en avait mis dans tout ce qu'il avait fait et écrit. Dans ses chansons d'abord, toutes écrites pour exprimer cette nécessité de « remplacer le besoin par l'envie ». Et 30 ans plus tard on n'y est toujours pas. Dans ses combats aussi, l'Ethiopie, Action Ecole, SOS Racisme, qui lui permettaient d'affirmer que « le monde n'est pas à refaire, il est à faire ». Cela ne lui faisait pas peur. Au contraire, il me disait comme un grand frère épris de transmission que c'est une excellente motivation pour avancer.

Passer de l'image et du son, à  l'action. Il me disait encore : «L'ignorance tue» et il faisait de l'éveil une vertu essentielle. Il avait tout de suite mis la barre si haut en écrivant une chanson qui reste le portrait le plus fort jamais écrit sur les vices et vertus de la condition de chanteur ! Tout le monde se souvient de ses mots chantés avec cette rage teintée d'une ironie féroce : «J' veux mourir malheureux, Pour ne rien regretter». 

C'est peut-être pour conjurer ce terrible crépuscule des dieux que finalement Daniel Balavoine s'est « débrouillé » pour faire ce qu'il avait écrit et chanté dans son avant dernier album : « Partir avant les miens ». Une absence de 30 ans,  c'est trop. Alors, il a fallu renvoyer des bouteilles à la mer, pousser des cris et des S.O.S pour tenter de le faire revenir. En vain, puisque les morts que l'on a tant aimé ne reviennent jamais comme on le voudrait. Ils nous laissent nous débrouiller tout seul. Mais Daniel m'a enseigné entre autre leçon, la ténacité, la détermination, et par dessus tout, le besoin de connecter sans cesse avec l'envie. 

Et en cette fin d'année, c'est l'envie d'être à nouveau avec lui qui m'a motivé. Envie de l'écouter chanter, parler, et surtout s'emporter pour ce qui lui importait. Il a fallu pour cela que je reprenne mon chemin préféré, celui du documentaire et de l'écriture. Avec Nicolas Maupied, réalisateur et alter ego, nous avons donc imaginé un film sur lui. Avec des chanteurs vraiment d'aujourd'hui. Christine & the Queens, l'artiste féminine de l'année, en équilibre entre chanson, électro pop, et ses racines rap. Et puis justement des rappeurs comme Orelsan, Youssoupha et Soprano, trois représentants d'une culture hip hop pour le coup diversifiée.  Para One, DJ,  producteur de musique électronique, et compositeur des B.O de la réalisatrice Céline Sciamma. Ils sont tous le son d'aujourd'hui, et c'est tout à coup un souffle de jeunesse qui évidemment offre un écho stupéfiant à la modernité de Balavoine. Il y a aussi quelques anciens, des vrais gens qui l'ont connu et surtout aimé. 

(A SUIVRE.....)

Tags : Nicolas Maupied - documentaire - Christine & the Queens - Orelsan - Youssoupha - soprano - Céline Sciamma - SOS Racisme - Balavoine - déclaration - Adversaire - Pays - Dieu - Vengeur - Soldat - Bombes humaines - Terrorisme - Obscure - Possédé - statement - declaration - Opponent - Country - God - Avenger - Soldier - Suicide bombers - Terrorism - Dark - Person possessed

France 3 rendra hommage à Daniel Balavoine le 30 décembre 2015 09/12/2015

France 3 rendra hommage à Daniel Balavoine le 30 décembre 2015

France 3 will pay tribute to Daniel Balavoine December 30, 2015

Le 14 janvier 2015 marquera les 30 ans de la disparition de Daniel Balavoine. France 3 proposeun film de Didier Varrod mis en scène par Nicolas Maupied, le portrait d'un homme à la fois visionnaire et incroyablement ancré dans son époque.
Daniel Balavoine était un chanteur. Musicien de génie, artiste engagé, héros de son temps, il est devenu l'icône d'une génération qui veut toujours, comme lui, remplacer le besoin par l'envie.
Trente après sa mort, sa musique et ses mots continuent de résonner sur les ondes avec la même actualité. Ancré dans le studio où Daniel Balavoine passa la dernière année de sa carrière, ce film unique donne pour la première fois la parole à sa fille.

Joana Balavoine accepte ainsi de parler sans détour de ce père qu'elle n'a jamais connu, et de cet artiste dont elle doit accepter l'héritage.
Les artistes qui témoignent dans ce film forment une véritable caisse de résonance à la carrière météorique et hors norme de l'artiste. Ensemble, ils soulignent l'extrême modernité et contemporanéité du chanteur.

Une génération de trentenaires issus des musiques d'aujourd'hui : le rap, l'électro pop, et la chanson 2.0, qui, en parlant de Balavoine, parlent de notre époque :

Christine & the Queens, l'artiste de l'année 2015 qui inscrit Daniel Balavoine tout en haut de son panthéon artistique personnel ;

Les rappeurs Soprano, Youssoupha et Orelsan, qui se réclament tous de l'influence de Balavoine concernant la teneur de ses textes et son engagement politique exprimé en chanson ;

Para One, issu de la nouvelle scène électro française et compositeur des B.O de la réalisatrice Céline Sciamma ;

Cali, qui ne se réclame pas de son univers mais qui a deux points en commun avec le chanteur : « le droit des pères », prolongement de « mon fils ma bataille », et l'engagement militant ;
La grande Sophie enfin, qui a déjà repris ses chansons et qui pourra nous parler de son travail de mélodiste.

Mais il y a aussi celles et ceux qui ont eu la chance de le connaître et de partager du temps avec lui :

Claire Balavoine, sa grande s½ur, présidente de la Fondation Daniel Balavoine et qui prolonge sur le terrain de l'engagement sa mémoire ;

Yves Bigot, grand critique rock, qui réalisa beaucoup d'interviews de Balavoine ;

Monique Le Marcis, programmatrice phare de RTL, qui fut l'une des premières à croire au talent de Balavoine et risqua son emploi pour diffuser sa musique sur les ondes ;

Jean-Michel Boris, directeur général de l'Olympia de 1979 à 2001, qui permit à Balavoine de faire deux des plus grandes scènes de sa carrière ;

Catherine Ferry, amoureuse de jeunesse de Balavoine, qui fut aussi l'un de ses choristes sur la chanson "1, 2, 3" au concours de l'Eurovision en 1976 ;

Alain Marouani, associé d'Eddie Barclay pendant plus de 30 ans et photographe, qui assista à la naissance de l'artiste et réalisa certaines des plus belles photos de Balavoine ;

Lio, qui intègre toute jeune la bande de musiciens formée par Balavoine, Alain Chamfort, France Gall et Michel Berger, auxquels elle voue une grande admiration.

​En quatre chapitres thématiques déclinés autour de la figure du chanteur avec des archives et des chansons, et à travers ces témoignages et les souvenirs d'invités, proches et collaborateurs, le film abordera toute la complexité de l'homme : sa carrière artistique atypique et fulgurante ; sa personnalité visionnaire hors du commun ; son engagement viscéral et sa psychologie désarmante.

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