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Quand le rallye était aussi un événement people 03/02/2015

Princesse, chanteurs, acteurs, stars du petit écran ou vieilles gloires du sport:
 
La princesse de Monaco, Michel Sardou, Claude Brasseur ou encore Raymond Kopa et Jacques Anquetil: dans les années 80, le Dakar est un lieu fréquenté. Et le luxe parisien cohabite avec le fesh fesh africain, en témoigne "Jules", la Rolls Royce labellisée par Christian Dior pour la promotion de son dernier parfum.
 
Yves Régnier, alias le Commissaire Moulin, Chantal Nobel, l'héroïne de la série Chateauvallon, ou encore Evelyne Dheliat, speakerine pas encore passée à la météo: la télé aime se montrer sur le Dakar.
Tout comme les chanteurs, qui seront nombreux à participer: Daniel Balavoine le premier, concurrent dès 1983 avant de disparaître dans un accident d'hélicoptère avec le fondateur du rallye, Thierry Sabine, en 1986.
 
Puis Sardou, comme copilote du pilote de Formule 1 Jean-Pierre Jabouille, Gérard Lenorman, comme copilote également, ou encore Johnny Hallyday, pilote par contre, en 2002. L'occasion pour Johnny de lâcher une de ses phrases choc: "Si on n'avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart!" (Voir lien ci-dessous)
 
Les marins navigateurs
Caroline de Monaco et son frère le prince Albert, lui en voiture, elle en camion: en 1985, c'est le gotha mondain qui fait son apparition. Sans faire autant de bruit qu'un certain Mark Thatcher, le fils de Margaret "la dame de fer", disparu pendant six jours dans le sahara, trois ans plus tôt.
Dès 1980 et le rameur Gérard d'Aboville, les grands noms du sport vont aussi se frotter aux dunes africaines. Kiki Caron, vice-championne olympique de natation en 1964, ou le Suisse Bernhard Russi, champion olympique de descente en 1972, tous les deux en 1983.

Des cyclistes, du quintuple vainqueur du Tour Jacques Anquetil en 1986 sur Mercedes à Frédéric Moncassin en 2001 sur une KTM, des footballeurs, comme Raymond Kopa (1985) ou le sélectionneur Michel Hidalgo (1991), une judokate championne olympique, Marie-Claire Restoux (1998): le monde du sport est attiré par le défi.
Mais ce sont les marins et les skieurs qui ont été les plus nombreux ou les plus en réussite sur les pistes du Dakar. Victoire en 2006 pour Luc Alphand, après ses cinq Globes de cristal en ski, et deux top 10 pour Guerlain Chicherit, ancien champion du monde de ski extrême et encore au départ du Dakar cette année.
Du côté des "voileux", ils ont été nombreux au départ: Loïck Peyron ou Laurent Bourgnon, deux vainqueurs de la Route du Rhum, mais aussi Alain Gabbay, Lionel Péan ou Philippe Monnet. Comme navigateurs (co-pilotes) le plus souvent !
Mais Johnny Hallyday a sans doute été le dernier vrai "people" à se frotter au Dakar, un rallye désormais réservé aux vrais amateurs de la spécialité.

Pour David Castera, directeur sportif du Dakar, l'éloignement du rallye depuis sa délocalisation forcée en Amérique du Sud a sans doute joué. Ainsi que l'image du sport automobile, pas forcément tendance: "Mais peut-être que quand il y aura plusieurs voitures électriques, ils reviendront !", 
 
«Si on n'avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart!» Johnny Hallyday en 2002
https://www.youtube.com/watch?v=iEmi4FEj9Yw

Tags : La princesse de Monaco - Michel Sardou - Claude Brasseur - Raymond Kopa - Jacques Anqueti - Yves Régnier - Commissaire Moulin - Chantal Nobel - Chateauvallon - le Dakar - Daniel Balavoine - accident d'hélicoptère - Thierry Sabine - 1986 - 14 Janvier 1986 - Sardou - Gérard Lenorman - Jean-Pierre Jabouille - Johnny Hallyday - Caroline de Monaco - prince Albert - Mark Thatcher - Margaret - Gérard d'Aboville - dunes africaines - Kiki Caron - Bernhard Russi - Jacques Anquetil - Frédéric Moncassin - Christian Dior - Michel Hidalgo - Marie-Claire Restoux - Dakar - Luc Alphand - Guerlain Chicherit - Loïck Peyron - Laurent Bourgnon - la Route du Rhum - Alain Gabbay - Lionel Péan - Philippe Monnet - people - David Castera - Amérique du Sud

« Je m’en souviens comme si c’était hier. L’info est tombée comme un couperet, j’avais pas dix ans. » (Tayirat) 27/01/2015

C'était l'année de « sauvez l'amour », de « l'Aziza » et de quelques autres tubes à la ritournelle éternelle. C'était l'hiver, un de ces hivers gravé dans nos mémoires dont on ne sait plus s'il était pluvieux ou gelé. 
On se souvient des lieux, de l'émotion qui nous étreint. Cour d'école, des jeux d'enfants, des mots échangés, des enfants qui s'arrêtent de jouer. Les plus grands, les CM2, se mettent à pleurer. Des cercles se forment comme pour mieux dissiper le choc. Le partager avec l'autre. Le type d'osmose que seule l'annonce d'une mort peut provoquer, même auprès de gamins. (Voir Photo 1 : Funérailles)
 
Balavoine, la voix comme un couteau, aiguisée et tranchante a longtemps essaimé les bars et les quais parisiens pour se faire un nom. Puis 1978, le single le chanteur « j'me présente je m'appelle Henri ... » explose la baraque. Il a alors 26 ans. (Voir Photo 3 : Album "Le Chanteur")

Pendant huit ans, il enchaine les albums jusqu'à devenir le chouchou des français. Ses singles y sont pour beaucoup mais son sacré caractère aussi. Il avait de la gueule Daniel Balavoine. Il disait les choses. N'avait pas peur. Tout le monde se souvient de son interview et de son face à face houleux avec François Mitterrand qu'il considère trop éloignés des soucis des jeunes. Son long diatribe finit en ces termes et en cela il fut ...
(Voir Photo 2 : Journal Télévisé de FR2 )

"Ce que je peux vous dire c'est que la jeunesse se désespère elle est profondément désespérée parce qu'elle n'a plus d'appuis, elle ne croît plus en la politique française et moi je pense qu'elle a en règle générale en résumant un peu bien raison.
Ce que je peux vous dire c'est que le désespoir est mobilisateur et que lorsque il devient mobilisateur il est dangereux et que ça entraîne le terrorisme, la bande à Baader et des choses comme ça et ça il faut que les grandes personnes qui dirigent le monde soient prévenues que les jeunes vont finir par virer du mauvais côté parce qu'ils n'auront plus d'autres solutions".

... visionnaire.
 
Daniel Balavoine est un passionné. De musique tout d'abord, mais un passionné de la vie plus largement. Engagé, il met sa notoriété au service de grandes causes : la politique, la dénonciation de la guerre, de la famine, du racisme, la défense de la liberté et de la vie. Il est passionné aussi par la course automobile, ce qui le pousse à s'engager à partir de Janvier 1983 dans le rallye Paris-Dakar. Il participe ainsi à deux rallyes en tant que concurrent (1983 et 1985) et parvient à décrocher la 30e place à l'arrivée du Dakar 1985. Au cours de cette course, il découvre l'Afrique, continent auquel il s'attache. Il participe d'ailleurs au concert français pour l'Éthiopie donné à La Courneuve en Octobre 1985.

Au début de l'année 1986, il accompagne le Paris-Dakar non pas en concurrent, mais pour suivre l'installation de pompes à eau au Sahel. Cela lui coutera la vie car il se tuera dans un accident d'hélicoptère le 14 Janvier 1986Source : kabyles.net

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